Aux Assises : 27 ans de prison pour l’assassinat de son épouse
Par
Defimedia.info
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Il était accusé d’avoir assassiné son épouse, une ressortissante de la République d’Ouzbékistan, Kamila Ramsamy, née Bakirova, âgée de 34 ans, le 12 septembre 2017 à Cottage. Huit ans après les faits, le verdict est tombé ce lundi 23 février 2026 devant la Cour d’assises. Vishnoo Chetty Ramsamy, 42 ans, a été condamné à vingt-sept ans de prison.
Dans ses déclarations produites en Cour, le quadragénaire avait expliqué les raisons de son acte. C’est en 2003 qu’il avait fait la connaissance de Kamila Bakirova, lors d’un séjour à Dubaï où il travaillait à l’hôtel Jumeirah Beach. Ils s’étaient d’abord liés d’amitié avant de tomber amoureux. En 2007, le couple était retourné à Maurice pour se marier. De leur union sont nés quatre enfants : trois garçons et une fille.
Toutefois, leur vie conjugale avait basculé en juillet 2017, lorsque son épouse avait fait la connaissance d’un homme résidant à Beau-Bassin. Après avoir découvert des échanges de messages entre sa femme et cet individu, leur relation s’était détériorée.
Le jour du drame, selon ses déclarations, son épouse lui avait demandé de la conduire à Cottage. Sur place, elle lui avait annoncé son intention de partir avec les enfants. Une dispute avait éclaté. Il avait alors saisi un couteau dans son sac et porté plusieurs coups à la victime.
Il ressort également que l’accusé avait tenté de maquiller le crime en suicide en plaçant l’arme dans les mains de la victime et en produisant une lettre d’adieu falsifiée. Une expertise graphologique avait démontré que la signature figurant sur la lettre était la sienne.
Poursuivi pour assassinat devant la Cour d’assises, Vishnoo Chetty Ramsamy avait plaidé coupable. Il était défendu par Me Neelkanth Dulloo. En Cour, il avait exprimé des remords et évoqué sa responsabilité envers ses enfants, aujourd’hui âgés de 10 à 15 ans.
Dans son arrêt, le juge Luchmyparsad Aujayeb a indiqué avoir pris en considération l’ensemble des circonstances de l’affaire, mettant en balance les facteurs aggravants et atténuants. Compte tenu de la gravité des faits, il a condamné le quadragénaire à vingt-sept ans de prison.