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Au sein de l’Icac : Roshi Bhadain et Hayman Dass Ghoora étaient de proches collaborateurs

Le torchon brûle entre Roshi Bhadain et Hayman Dass Ghoora. Pourtant, cela n’a pas toujours été le cas. Ce bras de fer est encore plus étonnant pour ceux qui ont travaillé avec eux dans le passé à l’Independent Commission against Corruption (Icac). Du temps où ils y exerçaient, les deux hommes étaient de proches collaborateurs. 

Roshi Bhadain avait rejoint la commission anticorruption le 7 mars 2003. Il était alors le directeur des enquêtes. Mais le 3 décembre 2003, il avait été interdit de ses fonctions avant d’être licencié le 23 décembre 2003. Hayman Dass Ghoora avait, quant à lui, été embauché à l’Icac comme Chief Investigator le 20 juin 2003. Il avait également été démis de ses fonctions le 6 janvier 2004. 

Un troisième homme a subi le même sort qu’eux : Devanand Halkharee. Ce dernier avait accepté une offre d’emploi en tant qu’enquêteur à l’Icac le 20 juin 2003. Il avait été suspendu le 15 décembre 2003 avant d’être finalement limogé le 9 janvier 2004. 

Après leur licenciement, les trois hommes avaient fait front commun. Qualifiant leur renvoi d’illégal et d’arbitraire, ils s’étaient engagés dans une bataille juridique contre l’Icac. Ils déploraient le fait qu’ils aient été licenciés sans enquête menée ni d’inculpation à leur encontre. Ils avaient aussi mis en exergue le fait qu’ils n’avaient pas eu droit à une audience précédant leur renvoi. 

Le 20 juillet 2004, Roshi Bhadain, Hayman Dass Ghoora et Devanand Halkharee avaient obtenu l’autorisation de la Cour suprême de demander une révision judiciaire pour contester la décision de la commission anticorruption. La demande de Roshi Bhadain était dirigée contre l’Icac et le Premier ministre d’alors, Paul Bérenger, était cité comme codéfendeur. 

Celle de Hayman Dass Ghoora était dirigée contre l’Icac et le Corruption Advisory Committee était cité comme codéfendeur. La demande de Devanand Halkharee était dirigée uniquement contre la commission anticorruption. Un jugement conjoint avait été prononcé dans les trois cas. 

Dans leur décision, l’ancien chef juge d’alors Bernard Sik Yuen et le juge de l’époque Bhushan Domah avaient émis de sévères critiques contre l’Icac. Ils avaient affirmé que dans les trois cas, la résiliation avait été sommaire et faite dans l’indifférence totale de la procédure prévue par les articles 24(7) et 24(8) de la Prevention of Corruption Act.

Aujourd’hui, les relations entre Roshi Bhadain et Hayman Dass Ghoora, autrefois de proches collaborateurs, ne sont plus au beau fixe. Le premier nommé digère mal son arrestation en décembre 2021 par ce dernier et son équipe de la Major Crime Investigation Team. L’avocat a même riposté en rappelant que l’assistant surintendant de police Hayman Dass Ghoora était impliqué dans une affaire de « forgery ».

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