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Au Rabindranath Tagore Institute : enquête sur un cas allégué de harcèlement 

Une enquête est en cours au RTI.

Litige ou harcèlement ? C’est ce qu’il faudra comprendre dans les allégations entre une clerk et l’Officer in Charge (OIC) du Rabindranath Tagore Institute (RTI). Une enquête est en cours, menée par le ministère de tutelle.

Une lettre a atterri au ministère de l’Éducation, au ministère du Travail et au bureau du Premier ministre. Nous sommes en présence d’une série de documents, dont la lettre envoyée aux ministres le 14 novembre 2019. Le ministère de l’Éducation enquête sur ces allégations entre deux officiers de cet institut du Nord.

Elle a demandé à la ministre de l’Éducation de l’aider, car elle est une mère de trois enfants et que, si cela perdure, elle finira par se tuer ou mourir au bureau. C’est son époux qui nous a confié qu’elle est mal en point et qu’il a peur de la perdre. 

Dans la lettre, la plaignante souligne que l’affaire remonte à mai 2018. Elle a pris le travail deux semaines après les deux autres clerks, car elle était enceinte. Lorsqu’elle a pris le travail, elle affirme qu’elle a été placée sous un climatiseur réglé à 17 degrés. Elle s’est plainte mais affirme que rien n’a été fait et que finalement elle est tombée malade et a été admise à l’hôpital le 30 juillet 2018. 

Par la suite, la direction a relocalisé son bureau près de la bibliothèque et cette dernière affirme qu’elle a dû faire le va et vient de son bureau à celui des finances toute la journée jusqu’à son accouchement. 

Avis différents  

Le 31 mai 2019, la clerk a envoyé une lettre à la directrice du Mahatma Gandhi Institute (MGI) - car le RTI tombe sous son égide - pour se plaindre.

Le 12 juin, l’OIC devait répondre qu’il a tout fait pour prendre en compte les plaintes et d’essayer de trouver une solution pour elle, y compris sa relocalisation pour éviter qu’elle ne tombe malade. 

Toutefois, l’OIC a souligné qu’il ne compte plus prendre note de ce type de lettre, car « elle n’a pas cessé de se plaindre depuis son recrutement », dit-il dans sa réponse à la direction du MGI. 

Plus loin dans sa lettre au MGI, la plaignante accuse l’OIC de lui avoir attribué le travail des «attendants ». Elle devait ‘dispatcher’ des chèques dans les bureaux de Port-Louis. La clerk souligne que l’OIC lui a reproché d’avoir égaré des documents importants. 

Malgré cela, le 3 octobre 2019, l’OIC a envoyé une lettre à la directrice du MGI demandant un avis pour la confirmation de la période de ‘probation’ de la clerk. L’OIC affirme dans la lettre qu’il a observé la clerk et que son comportement est contre la culture du RTI. 

Dans une réponse à cette demande d’avis, provenant d’une Administrative Officer, il est mentionné que la clerk est toujours présente au bureau, qu’elle est ponctuelle, que son travail est satisfaisant, qu’elle a une bonne attitude au bureau et recommande finalement l’extension de la période de ‘probation’. La clerk travaille toujours au RTI. 

Cette situation nécessite un éclaircissement. Pour cette raison, nous apprenons du ministère de l’Éducation qu’une enquête est en cours concernant cette affaire. Les interrogatoires et consultations nécessaires seront effectués dans le cadre de ces dénonciations. 

De son côté, l’OIC devait nous faire comprendre qu’il n’y a pas de harcèlement au RTI. « C’est faux », nous a expliqué l’OIC. 

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