Politique

Au Parlement : Mohamed prépare une motion pour le retrait de propos de Collendavelloo

Shakeel Mohamed

Dans un discours au Parlement, Ivan Collendavelloo a accusé Shakeel Mohamed de vouloir protéger des trafiquants d’armes. Le député du PTr exige qu’il retire ses propos.

Le député du Parti travailliste (PTr), Shakeel Mohamed, souhaite que le Premier ministre adjoint, Ivan Collendavelloo, retire des propos tenus à son égard au Parlement, le 21 mai dernier, après son expulsion. Il a informé la Speaker, Maya Hanoomanjee, dans une lettre envoyée mardi, de son intention de venir de l’avant avec une motion sur le sujet, une fois qu’il aura purgé ses trois séances de suspension.

Selon Shakeel Mohamed, Ivan Collendavelloo, qui assumait alors la responsabilité de Premier ministre par intérim, a violé l’article 40 (3) des Standing Orders. L’article stipule : « No Member shall impute improper motives to any other Member ». Le député du PTr estime qu’Ivan Collendavelloo n’a pas respecté cette provision en l’accusant ainsi : « he knows who he is protecting. There are people who have associated themselves with arms traffickers, who were going to sell arms to terrorists, and these people would have had their assets frozen. He does not want that law to pass and he is probably going to repeal it if ever he comes back to power, because he wants to protect certain persons. He does not want to have assets of people who finance terrorists to be frozen. He does not want that at all! He wants them to continue their business and he would like Mauritius to be the haven of traffickers, and that is why he is so hysteric tonight. »

Point of order

Dans la lettre envoyée à la Speaker, Shakeel Mohamed note qu’il objecte contre ces propos et intime à la Speaker : « I would have expected you to stop him and ask him to withdraw what he said. There was no need for any member to bring this to your attention. » D’où sa décision de soulever un ‘point of order’ dès que son expulsion de trois séances sera purgée. La lettre sert de préavis à la Speaker.

Dans cette même correspondance, Shakeel Mohamed soulève un autre point : l’interruption de son discours sur le United Nations (Financial Prohibitions, Arms Embargo And Travel Ban) Sanctions Bill, juste avant son expulsion par Anil Gayan. Le ministre du Tourisme a d’abord justifié son interruption par un ‘point of order’, avant de concéder que ses clarifications sur ses propos concernant le Pakistan n’en constituaient pas un. C’est Maya Hanoomanjee qui vient ensuite expliquer qu’il s’agit d’un ‘point of clarification’. Sauf que les Standing Orders de l’Assemblée nationale ne font pas provision pour des ‘points of clarification’.

Shakeel Mohamed explique qu’un député peut faire une « personal explanation », mais pour cela, il doit au préalable faire une requête auprès du Speaker en écrit. L’article 39 (13) stipule effectivement qu’un membre de l’Assemblée ne peut interrompre un autre que sur un ‘point of order’, ou avec le consentement du député concerné et la bénédiction du Speaker. Ce qui n’a pas été le cas avec Anil Gayan, avance-t-il.

Le Défi Quotidien a contacté Maya Hanoomanjee pour une déclaration sur le sujet, mais elle nous a fait savoir qu’elle était à Rodrigues pour une séance de travail et qu’elle n’a pas encore pris connaissance de la lettre. Elle n’a pas souhaité faire de commentaires avant de l’avoir lue.

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