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Au Media Trust : le CFPJ forme 22 membres de la presse

La cérémonie de remise des certificats a eu lieu le vendredi 5 juillet au siège du Media Trust.

Vingt-deux membres de la presse ont reçu leurs certificats du Centre de formation et de perfectionnement des journalistes (CFPJ) après avoir participé aux formations « Les fondements du SR » et « Concevoir et animer une formation » à l’initiative du Media Trust. 

Après deux semaines de formation intensive avec le CFPJ, les participants sont désormais dotés des outils nécessaires pour encadrer ceux qui exercent des métiers du journalisme dans leurs entreprises de presse respectives. La cérémonie de remise de certificats a eu lieu le vendredi 5 juillet 2019 au siège du Media Trust à Port-Louis en présence d’Emmanuel Cohet, l’ambassadeur de France à Maurice. 

Ce dernier a annoncé dans son discours que 5 000 euros seront offerts au Media Trust pour l’organisation d’une formation visant à améliorer la qualité rédactionnelle des journalistes en collaboration avec l’Institut français de Maurice. Emmanuel Cohet a aussi réitéré le soutien de l’ambassade de France au Media Trust pour des formations ultérieures avec le CFPJ qui, selon lui, ne peut que contribuer à améliorer le professionnalisme de la presse locale.

Mieux armés 

Quant à Chayman Surajbali, président du Media Trust, il dira que les participants des deux formations sont mieux armés pour endosser les responsabilités qui leur incombent au sein de leur entreprise. « Les médias ont un pouvoir indéniable dans la société mondiale. La formation des membres de la presse revêt toute importance. La formation professionnelle apporte une autre dimension aux métiers du journalisme pour l’encadrement de ceux qui travaillent dans ce domaine. » Il a exprimé sa gratitude envers l’ambassadeur de France pour le soutien qu’il accorde au Media Trust. 

Il a également remercié Sylvie Hamel du CFPJ pour les formations qu’elle a dispensées ces deux dernières semaines à Maurice. Journaliste SR expérimentée, elle anime régulièrement des formations au CFPJ. Interrogée sur ses impressions au sujet du niveau des participants des deux formations, elle a dit qu’ils ont un savoir-faire très intéressant. « Toutefois, pendant les deux semaines de formation intensive, mon constat est que certains journalistes manquent de structures de base solides sur lesquelles appuyer leur savoir-faire. Surtout lorsqu’il s’agit de vérifications de l’information. »  

Sylvie Hamel dit avoir aussi constaté que les participants des formations étaient un peu trilingues. « Il a fallu en fonction de cela retravailler la langue française avec les SR pour la première formation. Il y a parfois cette tendance des jeux d’utilisation de mots qui ne sont pas tout à fait appropriés et exacts. C’est difficile de maîtriser merveilleusement la langue française. Dans la mesure où tout est international, n’importe quel Français lit les textes sur le Web. Il est nécessaire que les mots utilisés soient appropriés, nets, propres et clairs. On a beaucoup travaillé dessus avec les SR. » Pour la qualité des textes, Sylvie Hamel dira que la variété des rubriques que propose les journaux et la presse locale est très intéressante. 

Parlant de la seconde formation qu’elle a dispensée, Sylvie Hamel est catégorique : « On ne s’improvise pas formateur. » Selon elle, pour le devenir, il faut deux qualités : bien connaître son métier pour l’enseigner et savoir les façons de transmettre ses connaissances. « Il y a des gens qui resteront toute leur vie incapables de formaliser leur savoir et de le théoriser pour le faire passer. C’est pour cela qu’avec les journalistes-formateurs il y a eu une préparation en amont pour les pousser à réfléchir à un sujet ainsi qu’à la façon de le transmettre pour toucher les gens, tout en se surpassant. »

Berenice Hardy : «C’est bien d’avoir fait sortir de l’ombre les secrétaires de rédaction» 

Berenice Hardy

Berenice Hardy, co-responsable du secrétariat de rédaction au Défi Media Group, estime que c’est la première fois que quelqu’un qui s’y connaisse autant dans le métier de secrétaire de rédaction (SR) décide de former des SR à Maurice de manière précise en s’appuyant sur une méthodologie rigoureuse. « La plupart de ceux qui exercent ce métier ont soit été journalistes, soit d’autres professionnels du journalisme. On apprend habituellement sur le tas. Je trouve donc que c’est une excellente initiative de la part du Media Trust et du CFPJ d’avoir offert la chance aux SR de sortir de l’ombre pour être eux aussi formés au même titre que d’autres confrères de la presse. Si nous appliquions déjà plusieurs outils dans l’édition des articles, Sylvie Hamel nous a transmis d’autres techniques en nous expliquant leur utilisation précise. Cela nous a permis de parfaire nos connaissances. Nous pourrons, à notre tour, inculquer à nos équipes ce que nous avons appris. La semaine a été enrichissante. On aurait voulu que cela dure plus longtemps mais c’est déjà bien d’avoir fait sortir de l’ombre les SR. Autre aspect intéressant : nous avons pu côtoyer nos confrères issus d’autres groupes de presse afin de partager nos expériences. »

Michaëlla Seblin : «À nous de jouer maintenant»

Michaëlla Seblin

En tant que rédactrice en chef de l’hebdomadaire 5-Plus Dimanche, Michaëlla Seblin a assisté à la formation des formateurs par la CFPJ.  « Cette formation de cinq jours était intense. On a eu des journées bien remplies. Nous avons eu des outils nécessaires qui nous permettent maintenant, en tant que chef d’édition et rédacteur en chef, de mieux encadrer à notre tour les jeunes journalistes. » Et d’ajouter que cette formation a également permis un échange d’idées et d’expériences avec les confrères de la presse. Elle suggère de voir à l’avenir comment structurer les formations conjointes avec les responsables d’autres médias. 

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