Xplik ou K

Au dispensaire de Petite-Rivière : des patients allèguent avoir été refoulés, un infirmier dément

pansement Les pansements ne se font pas à toute heure. (Photo Internet)

Ils se sont rendus au dispensaire pour des soins, malheureusement, ils affirment avoir été éconduits par certains infirmiers. Ils ont donc décidé de monter au créneau. James Gaspard – témoin d’une scène similaire mercredi dernier – a voulu exposer la situation sur les ondes de Radio Plus, durant l’émission Xplik ou K.

Il est exaspéré : « Effectivement, mercredi dernier, j’étais au dispensaire de Petite-Rivière. Une femme est arrivée en compagnie de son fils. Ils avaient tous les deux des pansements à faire. Il était 10 heures 15 et lorsqu’elle a réclamé un pansement, un infirmier l’a chassée, affirmant qu’il était trop tard pour les pansements. J’ai vu cela aberrant, car cette femme souffrait, ainsi que l’enfant qui l’accompagnait », déplore-t-il.

James affirme s’être entretenu avec l’infirmier. Il lui aurait dit que les pansements ne pouvaient se faire à cette heure : « Il est vrai que je ne suis pas au courant des procédures, mais si cette dame s’est déplacée au dispensaire pour des soins, je pense qu’il faut au moins la recevoir pour savoir si son cas est urgent… »

Notre témoin ajoute que « ce n’est pas la première fois qu’il constate une telle attitude ». « La dernière fois, une dame était venue pour une prise de sang. Elle a passé un sale quart d’heure avant de repartir bredouille. »

Un infirmier posté sur place nous a expliqué, sous couvert de l’anonymat, qu’il est essentiel de respecter les horaires imposés pour les divers services, afin d’éviter une foule de patients à l’hôpital. « Nous avons établi un calendrier, bien connu des habitants de la région, afin que tout le monde ne vienne pas ensemble, par exemple les femmes enceintes, ceux qui doivent faire une prise de sang, entre autres, pour offrir justement un meilleur service ».

Concernant le cas de la patiente refoulée, il dit ne pas être au courant d’une telle situation. Il estime que l’infirmier lui a sûrement demandé de revenir à une heure raisonnable.

Au niveau du ministère de la Santé, un préposé avance qu’une enquête sera initiée.