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Au cœur de l’info sur Radio Plus - Prem Saddul : «La-Butte est une région à risque»

Le géomorphologue Prem Saddul est catégorique : La-Butte est une région à risque concernant le glissement de terrain. Il a aussi expliqué que les vibrations occasionnées par le passage du Metro Express, peuvent provoquer un glissement de terrain. Il intervenait par téléphone dans l’émission Au cœur de l’info sur Radio Plus, présentée, lundi après-midi, par Patrick Hilbert et Ruth Rajaysur.

Prem Saddul a souligné que 37 régions du pays sont à risque. Concernant celle de La-Butte, il a affirmé que la région de Marie-Reine-de-La-Paix est à risque quand on regarde le profil de la montagne. « La Japan International Cooperation Agency, y avait réalisé 50% des études dans le passé, mais il n’y a rien eu par la suite. L’endroit où le Metro Express va passer, comporte des pentes de 30 degrés, et ce sont des collusions instables. On peut faire des ‘hard engineering work’. Il ne faut pas permettre la construction dans les pentes de 30 degrés », a-t-il dit, en ajoutant que des pylônes installés reposent sur du ‘bedrock’. Il a aussi affirmé qu’il ne connaît pas les vibrations du Metro Express et pense qu’elles sont susceptibles de déclencher un glissement de terrain. Mais il a cependant indiqué qu’on ne doit pas être trop alarmiste et qu’il suffit de placer des structures appropriées comme c’est le cas sur le tracé de l’autoroute Terre-Rouge/Verdun pour éviter des glissements.

Le CEO du Metro Express Limited, Das Mootanah, qui a effectué une visite à La-Butte, lundi après-midi, a précisé qu’il ne s’agit que d’une érosion. Selon lui, l’entrepreneur avait pris tous les aspects en considération. Il a aussi expliqué que des études de vibrations ont été faites avant le début des travaux.

L’autre thème de l’émission était les élections dans les mairies qui doivent avoir lieu cette semaine. Le maire de Beau-Bassin/Rose-Hill, Ken Fong, a expliqué que la municipalité reçoit une subvention de l’État, mais que ce n’est pas suffisant. L’ancien maire de Curepipe, Ananda Rajoo, a, lui, souligné que la gestion des mairies ne s’est guère améliorée. Il a indiqué que les villes ne disposent pas de budget de développement et qu’une plus grande autonomie est souhaitable.

Jean Claude de l’Estrac, également ancien maire, a précisé que ce sont les partis politiques qui décident du choix des maires et qu’actuellement le critère principal est l’ethnicité. Il a souligné que cela fait des années que la taxe municipale n’a pas été augmentée et que les mairies reçoivent actuellement une subvention qui n’est pas suffisante. Il a expliqué que, de nos jours, les gens préfèrent s’installer dans les régions rurales qui sont pourvues de meilleures infrastructures.

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