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Au cœur de l’info - Rapport de l’audit : un suivi strict et des sanctions réclamés

L’émission Au cœur de l’info, sur Radio Plus, présentée par Élodie Domun et Anoop Dookheeya, le mercredi 30 mars, était consacrée au rapport de l’audit. Les intervenants sont en faveur d’un suivi strict et du renforcement de la loi pour sanctionner les coupables de gaspillage de l’argent public.

Kushal Bansoodeb : «Les lois ne sont pas appliquées»

kushalPour l’avocat Kushal Bansoodeb « les lois existent, mais ne sont pas forcement appliquées », pour sanctionner les abus et gaspillages des fonds publics.

La loi devrait aussi être renforcée pour rendre les sanctions plus sévères.

Il constate aussi que le directeur de l’audit n’a pas pu accéder à des documents de certains ministères. Pour lui, c’est inacceptable.

Il plaide aussi pour l’accélération des procédures disciplinaires. « On ne peut pas attendre neuf ans pour prendre des sanctions. Ça pourrait se faire en un mois ou un mois et demi. »


Penny Hack : «Il faut sanctionner le corps parapublic qui n’est pas à jour»

pennySelon l’avocat Penny Hack, la loi peut être améliorée, mais il y a déjà des instruments pour lutter contre le gaspillage de fonds publics. « Il y a déjà un ministère de la Bonne gouvernance. Celui-ci aurait pu prendre le relais et rapporter certaines révélations du rapport de l’audit à la police ou à l’Icac. »

Il déplore que « beaucoup de corps parapublics sont en retard avec leur rapport annuel et leur audit interne. Il faudrait être plus sévère à ce niveau. Quand un corps parapublic n’est pas à jour, il faut le sanctionner ».


Lovania Pertab : «Absence de sanctions et d’enquêtes»

lovaniaLa présidente de Transparency Mauritius, Me Lovania Pertab, déplore qu’il n’y ait pas de sanctions ni d’enquêtes après le rapport de l’audit. Elle attire l’attention sur la préparation d’un cadre légal par la Southern African Development Community (SADC). Elle est d’avis que le gouvernement devrait s’en inspirer lorsqu’elle sera adoptée.

Ce cadre légal vise à « règlementer le budget et à empêcher le gaspillage de l’argent public et donc à éviter la corruption ».


Sateeaved Seebaluck : «Il faut avoir de la volonté pour initier des actions»

Sateeaved Seebaluck, ancien secrétaire du cabinet et chef de la fonction publique, avance que s’il y a une absence de sanctions pour ceux qui ont fauté, ce n’est par manque de législation. « Les lois sont là, mais personne n’initie d’actions. »

Il ajoute que « les responsables des ministères et le secrétaire financier ont le pouvoir d’initier une enquête ».

Selon lui, un fonctionnaire est responsable de ses actions. « Si un ministre lui dit de faire une chose qu’il ne devrait pas faire, il ne doit pas l’écouter. Si un fonctionnaire ne passe pas par ces procédures et fait ce que le ministre lui dit de faire, il est responsable. »

 

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