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Au Coeur de l’Info - importation parallèle : la pression monte pour briser les monopoles

Par Patrice Donzelot
Publié le: 21 May 2026 à 10:19
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Jayen Chellum (à gauche) et Me Noren Seeburn  (à droite).
Jayen Chellum (à gauche) et Me Noren Seeburn (à droite).

Face à la flambée du coût de la vie, plusieurs intervenants ont plaidé mercredi pour une ouverture accrue du marché mauricien à l’importation parallèle, estimant que les monopoles et exclusivités commerciales pénalisent directement les consommateurs. La question était au centre de l’émission « Au Cœur de l’Info » sur Radio Plus et TéléPlus.

Animé par le journaliste Murvind Beetun, le débat réunissait l’avocat Me Noren Seeburn et Jayen Chellum, secrétaire général de l’Association pour la protection des consommateurs de l’île Maurice (Acim). Reeaz Chuttoo, de la CTSP, et Afzal Delbar, secrétaire général de la Freeport Operators’ Association, sont intervenus par téléphone.

L’annonce gouvernementale concernant la mise en place d’un comité interministériel sur l’importation parallèle a été largement commentée. « Il est extrêmement important que le gouvernement aille dans cette direction », a soutenu Jayen Chellum. Selon lui, le marché mauricien reste « l’un des plus fermés au monde », dominé par des groupes bénéficiant d’exclusivités commerciales. Il estime qu’une ouverture du marché permettrait d’offrir davantage de choix aux consommateurs tout en augmentant les recettes fiscales de l’État.

Me Noren Seeburn a, lui, dénoncé « une domination par des lobbies », accusant certains importateurs de profiter de situations monopolistiques. L’avocat estime que la législation actuelle est interprétée de manière restrictive concernant l’importation de certains produits.

Même constat du côté d’Afzal Delbar, qui affirme que « beaucoup de millions de roupies sont en jeu ». Il considère l’importation parallèle comme une solution pour stimuler la concurrence et réduire les prix.

Reeaz Chuttoo a toutefois appelé à la prudence. S’il soutient une libéralisation du marché, le syndicaliste estime que celle-ci doit s’accompagner de garde-fous afin d’éviter les abus, les ruptures de stock artificielles ou les pratiques anticoncurrentielles.

 

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