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Au Coeur de l’Info : face aux importations, Maurice veut relancer sa production alimentaire

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 9 June 2026 à 10:41
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Invité d’« Au Cœur de l’Info », le ministre Arvin Boolell a présenté les projets du gouvernement pour renforcer la sécurité alimentaire, moderniser l’agriculture et développer l’économie bleue.
Invité d’« Au Cœur de l’Info », le ministre Arvin Boolell a présenté les projets du gouvernement pour renforcer la sécurité alimentaire, moderniser l’agriculture et développer l’économie bleue.

Face à la hausse persistante du coût de la vie et à la forte dépendance de Maurice aux importations alimentaires, le gouvernement veut accélérer la transformation du secteur agricole afin de renforcer la production locale et la souveraineté économique du pays. Invité de l’émission « Au Cœur de l’Info », le ministre de l’Agro-industrie Arvin Boolell a défendu une stratégie axée sur la sécurité alimentaire, la modernisation de l’agriculture et le développement de l’économie bleue.

Alors que la facture des importations alimentaires continue de peser lourdement sur l’économie mauricienne, le ministre soutient que l’agriculture doit désormais redevenir une priorité nationale. « La sécurité alimentaire ne peut plus être considérée comme un simple slogan », a affirmé Arvin Boolell, qui estime que Maurice doit réduire progressivement sa dépendance extérieure en augmentant sa capacité de production locale.

Le ministre a reconnu que le secteur agricole avait été « négligé pendant des années », créant aujourd’hui plusieurs défis structurels. Parmi eux figure notamment le vieillissement des planteurs. Selon Arvin Boolell, l’âge moyen des agriculteurs atteint désormais près de 50 ans, illustrant le manque de relève dans le secteur.

Pour attirer davantage de jeunes vers les métiers agricoles, le gouvernement veut miser sur une agriculture plus moderne et technologiquement avancée. « Nous devons aller vers une agriculture intelligente et de précision », a expliqué le ministre. Selon lui, les nouvelles technologies permettront d’optimiser l’utilisation de l’eau, des fertilisants et des autres intrants tout en améliorant les rendements.

Arvin Boolell est également revenu sur la mise en place d’une « Land Bank », destinée à faciliter l’accès aux terres agricoles.

Plusieurs terrains laissés en friche pourraient ainsi être remis en exploitation afin de stimuler de nouveaux projets agricoles et encourager le retour à la terre. Interrogé sur le coût élevé des intrants, le ministre a reconnu les difficultés auxquelles font face les planteurs. Il a toutefois rappelé que plusieurs mécanismes de soutien existent déjà pour accompagner certaines filières agricoles, notamment à travers des subventions sur les semences et diverses mesures destinées à soutenir la production locale. « L’agriculture est un secteur qui nécessite un accompagnement permanent », a-t-il soutenu.

Au-delà de l’agriculture traditionnelle, Arvin Boolell considère également l’économie bleue comme un levier essentiel pour renforcer l’autonomie économique du pays. Selon lui, Maurice n’exploite pas encore pleinement le potentiel de sa vaste zone économique exclusive. « La pêche et l’économie bleue représentent la prochaine frontière de développement », a déclaré le ministre. Il estime que la pêche semi-industrielle, l’aquaculture, la transformation des produits de la mer, mais aussi les algues marines et les crédits de carbone bleu pourraient générer d’importantes retombées économiques.

Le développement des infrastructures portuaires figure également parmi les priorités gouvernementales. Plusieurs projets sont actuellement à l’étude afin de renforcer les capacités du port et consolider le positionnement stratégique de Maurice dans l’océan Indien.

Tout au long de l’émission, le ministre a défendu une vision axée sur la production locale et la valorisation des ressources nationales. « Si nous voulons renforcer notre souveraineté économique, nous devons produire localement. »

• Cette retranscription n’est qu’une partie de l’émission qui est d’une durée de deux heures. Elle est à voir sur les plateformes du Défi Media et la chaîne YouTube de TéléPlus.
 

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