Au Cœur de l’Info - Emplois : inquiétude et incertitude gagnent du terrain dans les entreprises
Par
Adila Mohit-Saroar
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Adila Mohit-Saroar
Le monde est en guerre contre la pandémie du Covid-19. Le ‘lock-down’ ou la fermeture des frontières fragilisent l’économie. Des emplois sont menacés. Qu’est-ce qui est fait pour assurer leur pérennité ? C’était le thème débattu par Jean-Luc Émile et Élodie Domun et leurs invités dans l’émission Au Cœur de l’info, mardi sur Radio Plus.
L’assistant directeur au ministère du Travail, Herbert Jouan, revient sur les emplois qui sont en suspens et qui sont menacés. « Pour le mois de mars, on n’a pas vraiment ressenti les effets. Cependant, le Premier ministre a déjà annoncé qu’un soutien économique à hauteur de Rs 9 milliards sera accordé aux entreprises », rassure notre interlocuteur. « Une régulation a déjà été préparée et envoyée au State Law Office (SLO) pour protéger les personnes qui entrent en quarantaine, leur assurant leur salaire. Il y a d’autres mesures qui sont là comme le Workfare Programme ou encore le Portable Retirement Gratuity Fund (PRGF) », poursuit l’Assistant directeur. En cas, de chômage technique, il dit que l’employeur a « une obligation » de payer ses employés. Pour lui, le Covid-19 « ne doit pas devenir une raison pour licencier ». Herbert Jouan renchérit que le gouvernement ne se repose pas sur ses lauriers. « Il y a une réflexion en cours pour le secteur du tourisme ou celui du BPO», assure-t-il.
Le syndicaliste Atma Shanto affirme qu’il avait depuis longtemps tiré la sonnette d’alarme que la pandémie Covid-19 pourrait avoir des impacts sur notre économie. « Des licenciements ont déjà commencé. Certains en ont été informés qu’ils devraient rester à la maison. Même des chauffeurs de taxi sont concernés », déplore le syndicaliste. Pour lui, le ministre du Travail, Soodesh Callichurn, doit se sentir « directement » concerné par la situation incertaine qui règne en ce moment. « Cela va encore empirer», dit-il.
Le président de l’Association of Tourism Professionals déclare que les acteurs du tourisme étaient conscients qu’un gros problème allait surgir. « On a fermé la frontière avec la Chine ensuite l’Italie, cela a été brusque. Nous essayons de mettre la tête ensemble face à cette difficile situation », lance-t-il. Il soutient que 35 000 emplois directs et 100 000 emplois indirects sont concernés. « Nous priorité est la sauvegarde des emplois. Nous allons faire une série de propositions au Premier ministre ».
À la tête d’une entreprise d’impression, Simrita Juddoo, qui emploie trois personnes, ne cache pas son inquiétude. « On essaye de diversifier nos activités. Il faut se battre », affirme notre interlocutrice. Depuis que la pandémie du Covid-19 prend de l’ampleur, tout tourne au ralenti,souligne la femme entrepreneur, surtout qu’elle travaille beaucoup avec des hôtels.