Faits Divers

Au centre de détention de Petite-Rivière : un inspecteur de police asperge un mineur de gaz lacrymogène

prison de Richelieu

La Commission des droits humains enquête sur un cas où un mineur de 15 ans, en détention au poste de police de Petite-Rivière, aurait  été aspergé de gaz lacrymogène par un inspecteur. Les faits se seraient produits il y a environ deux semaines.

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La Commission a exigé que les images enregistrées sur des caméras CCTV du lieu de détention, ainsi que toutes les entrées faites concernant cette affaire soient déposées pour les besoins de l’enquête. L’Ombudsperson for Children, Rita Venkakasawmy, dit vouloir enquêter avant de faire une déclaration.

Que s’est-il passé au centre de détention pour mineurs de Petite-Rivière, il y a deux semaines ? Un soir, un mineur de 15 ans qui était en détention pour une affaire de vol éprouvait un besoin pressant. « Il a ainsi demandé à l’inspecteur de police de faction d’ouvrir la porte de sa cellule pour qu’il puisse aller se soulager dans les toilettes qui se trouvent à l’extérieur du centre de détention. Le haut gradé aurait refusé. L’ado  se serait montré turbulent et aurait commencé à se montrer violent. Agacé, l’inspecteur de police se serait saisi de sa bombe de gaz lacrymogène et aurait ensuite aspergé le mineur. L’adolescent s’est ensuite plaint de brûlures au nez et aux yeux, entre autres », confie une source à la Commission des droits humains.

Selon des renseignements, ce n’est que le lendemain matin que le responsable du poste de police aurait été alerté de la situation. Cela, par le biais d’un autre détenu. Une entrée a ensuite été effectuée dans l’Occurrence Book de la police et l’inspecteur aurait été sommé de donner sa version des faits. Le mineur aurait également quitté le centre de détention de Petite-Rivière. « C’est un cas flagrant d’abus de pouvoir. Les Federal Streamers sont utilisés par exemple pour immobiliser un individu. Asperger un détenu, et de surcroît un mineur, de cette substance qui provoque des irritations est une entorse au code de conduite des policiers », précise un haut gradé ayant travaillé au poste de police de Petite-Rivière.

Sollicitée l’Ombudsperson for Children, Rita Venkatasawmy, n’a pas voulu commenter cette affaire pour le moment. Elle dit qu’elle compte enquêter d’abord avant de faire une quelconque déclaration. Des officiers de l’Independent Police Complaints Commission ont aussi été contactés. « Nous ne sommes pas au courant de ce cas pour le moment. Peut-être que les parents du mineur viendront porter plainte dans le courant de cette semaine ou la semaine prochaine », dit l’un d’eux. L’inspecteur Shiva Coothen, de la cellule de communication de la police, dit « attendre les conclusions de l’enquête menée par la National Human Rights Commission avant de commenter ».

 

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