Faits Divers

Attouchements sexuels : liberté conditionnelle à deux ex-prisonnières

Le délit a été commis à la prison des femmes à Beau-Bassin.

Le délit a été commis à la prison des femmes à Beau-Bassin. Une ex-prisonnière, âgée de 49 ans, s’était livrée à des attouchements sexuels sur trois prisonnières avec l’aide d’une autre prisonnière âgée de 37 ans. Cela s’est produit, le 23 juin 2009.  Le verdict est tombé neuf ans après les faits, les deux femmes ont chacune bénéficié d’une liberté conditionnelle devant la cour intermédiaire.

La première nommée était poursuivie sous quatre accusations d’attentat à la pudeur. Elle était accusée de s’être livrée à des attouchements sexuels sur quatre prisonnières. Au moment des faits, le 23 juin 2009, à la prison des femmes à Beau-Bassin, les victimes étaient âgées de 50 ans, 39 ans, 32 ans et 26 ans respectivement.

La deuxième nommée, une habitante de Quatre-Bornes,  répondait de trois accusations de complicité (aiding and abetting the author of a crime). Elle lui était reprochée d’avoir enlevé la culotte de deux des quatre victimes pour que la quadragénaire puisse introduire son doigt dans les parties intimes de ces dernières.  Elle a aussi fait usage d’une torche sur une des victimes pour faciliter l’acte commis par le quadragénaire.

Cet incident s’était produit dans la nuit du 22 au 23 juin 2009 à la prison des femmes à Beau-Bassin. Les victimes se trouvaient dans la même cellule que la première nommée. Un portable et un chargeur avaient disparu. Ainsi, la quadragénaire avait effectué des fouilles corporelles sur les prisonnières en introduisant son doigt dans leurs parties intimes.

« Une vie difficile »

Neuf ans après les faits, un verdict intervient. La magistrate Bibi Razia Jannoo-Jaunbocus, a reconnu le quadragénaire coupable sous trois chefs d’accusation d’attentat à la pudeur. Elle a été inculpée sous une seule accusation d’attentat à la pudeur. Cela en raison du fait qu’une des victimes n’a pas témoigné en cour.

Quant à la trentenaire, elle a été jugée coupable que sous une seule accusation de complicité. Cela en raison du fait que certaines des victimes n’étaient pas  cohérentes dans leurs témoignages. 

La Cour a accordé aux deux accusées la liberté conditionnelle. Ces dernières auront à fournir une caution de Rs 10 000 et signer un engagement de dette de la somme de Rs 50 000 chacune. Elles devront bien se tenir pour une période de deux ans. Faute de quoi,  elles auront à purger six mois de prison.

Les victimes ont relaté que le jour du délit, le portable et le chargeur de la quadragénaire avaient disparu. Celle-ci les a alors menacées. Elle a relaté que la quadragénaire a introduit son doigt dans leurs parties intimes alors que le trentenaire allumait la torche. Elles ont déclaré avoir rapporté le cas, le lendemain, au « Prison Officer ».

La femme de 49 ans, domiciliée à Cité Trèfles, a souligné que cela fait longtemps qu’elle n’est pas retournée en prison. Elle a déclaré avoir changé de vie. Elle a toutefois admis qu’elle a un long casier judiciaire. Elle a expliqué qu’elle est atteinte du sida et ne prend plus de drogue. Elle a aussi ajouté qu’elle travaille pour subvenir aux besoins de son enfant car son époux est chômeur et ne vit que d’une pension. 

Quant à la femme de 37 ans, domiciliée à Candos, elle dit qu’elle souffre de diabète et qu’elle a eu une vie très difficile. Elle a déclaré que son enfant est actuellement sous la garde de la Child Development Unit et qu’elle attend que cette affaire soit terminée  pour le récupérer car le père de son enfant a été tué et qu’elle est la seule à s’occuper de ce dernier. 

À l’énoncé de son verdict, la magistrate Bibi Razia Jannoo -Jaunbocus note que les deux accusées ont chacune de longs casiers judiciaires. Mais, depuis 2012, elles n’ont pas eu des démêlés avec la justice. Elle constate aussi que ces dernières tentent de changer de vie. Elle soutient qu’une peine d'emprisonnement ne servirait à rien pour ces accusées qui ne jouissent pas d'une bonne santé. Pour toutes ces raisons, elle leur a accordé la liberté conditionnelle.  
 

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