Faits Divers

Attentat à la pudeur : un «attendant» d’un hôpital obtient un sursis

Cour intermédiaire

Il avait tripoté les parties intimes d’un patient. Un « attendant » a été condamné à neuf mois de prison en cour intermédiaire, le jeudi 31 janvier, pour attentat à la pudeur. Toutefois, la peine de prison a été suspendue en attendant un rapport social pour établir s’il est apte à bénéficier de travaux communautaires. L’accusé devra  de nouveau se présenter en cour le 15 février.

« Ce que vous avez fait est un acte des plus dégoûtants et absolument condamnables » a lancé le magistrat Raj Seebaluck à l’énoncé du verdict. Il a infligé neuf mois de prison à un « attendant » de l’hôpital Dr A.G. Jeetoo pour attentat à la pudeur, jeudi. Toutefois, le magistrat a suspendu la peine de prison en attendant une enquête sociale pour déterminer si l’accusé peut bénéficier de travaux communautaires. Il devra de nouveau se présenter en cour intermédiaire le 15 février 2019.

Acte honteux

L’accusé, 46 ans, résidant à Vallée Pitot, avait plaidé coupable sous deux accusations d’attentat à la pudeur. Délits commis le 10 février 2014 à l’hôpital Dr A.G. Jeetoo. Le quadragénaire avait tripoté le pénis d’un patient alors qu’il le préparait pour son intervention chirurgicale. D’après les dires du patient, l’accusé avait prétendu qu’il était censé le préparer, soit le raser et nettoyer la partie où il devait subir une intervention. Il en aurait profité pour tripoter son pénis.

D’après le déclarant, c’est après avoir vu l’accusé en train de balayer la salle qu’il a compris qu’il était un « attendant » et que son travail ne consistait pas à préparer un patient avant d’être opéré. De plus, la cour a noté que préparer un patient ne figure pas dans la liste des tâches de l’accusé.

« Il est évident que l’accusé a commis un acte des plus honteux. Il a fait un mauvais usage de cette relation de confiance que le patient avait en lui » a déclaré le magistrat qui dit avoir pris en considération le fait que l’accusé ait plaidé coupable. Ce dernier a aussi présenté des excuses et a affirmé qu’il est l’unique gagne-pain de la famille. Il a également ajouté qu’il travaille toujours à l’hôpital. La cour lui a ainsi accordé un sursis.