Mise à jour: 8 September 2016 à 19:02

Attendu ce matin de l’Afrique du Sud : Me Kailash Trilochun affirme être « persécuté »

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Mauritius Revenue Authority (MRA), nouvelle enquête, boîte email piratée… L’avocat Kailash Trilochun soutient être « persécuté ».

Il devrait finalement débarquer à Maurice, ce jeudi 8 septembre, par le vol d’Emirates provenant de Dubayy à 9 h 45, après avoir reporté son retour à plusieurs reprises.

L’avocat, soupçonné d’être impliqué dans  l’agression au cutter de Bhanoodutt Beeharee, président de l’Information and Communication Technologies Authority (Icta), le 26 mai, a confirmé son retour à son homme de loi, Rama Valayden, mercredi dans un mail. « Mon client a l’âme d’un battant. Il vient car son nom a été souillé. Dans un premier temps, il vient pour laver sa réputation. Ensuite viendront des révélations », a affirmé Me Valayden au Défi Quotidien mercredi soir.

Dans la même correspondance, Kailash Trilochun dit à son avocat qu’il est « clairement persécuté par la police ». C’est la conclusion qu’il tire après « avoir entendu à la radio qu’ils veulent enquêter sur moi par rapport à un affidavit ». Le Central Criminal Investigation Department (CCID), qui l’attend de pied ferme pour l’interroger ce jeudi, a ouvert une seconde enquête. Il s’agit d’un dossier qui date de neuf mois portant sur l’usage d’un faux affidavit et du procès-verbal d’une réunion du conseil d’administration de deux sociétés offshore.

Le 9 janvier, le représentant de ces sociétés avait porté plainte contre le beau-frère du ministre Nando Bodha. Rama Valayden affirme, pour sa part, que cette affaire ne concerne pas son client mais quelqu’un de sa famille.

Kailash Trilochun a aussi indiqué à son avocat que « j’ai été informé aujourd’hui que la MRA a demandé des informations à toutes les Cours de justice par rapport à mes parutions ». Il ajoute aussi que sa boîte mail « a été piratée le 15 août » à 19 h 31 à partir d’une adresse IP se trouvant à Beau-Bassin.

Mercredi, Kailash Trilochun se trouvait en Afrique du Sud, plus précisément à Durban, en compagnie de son épouse et de ses deux enfants.

Dans une correspondance, qu’il a transmise mercredi à l’assistant commissaire de police Devanand Reekoye, en charge du CCID, en copie à Mario Nobin, commissaire de police, Rama Valayden « prie pour que justice soit faite et que la police ne se courbe pas devant la pression populaire alors que les faits disculpent clairement Me Trilochun ».

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