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Atteinte d’un cancer à 80 ans : ses médicaments détruits lors d’un incendie

Le fils de Margarette indiquant où la bougie était posée.

Margarette L., malade et âgée de 80 ans, a failli périr dans un incendie qui s’est propagé dans sa chambre. Ses effets personnels et ses médicaments ont été réduits en cendres.

Il aura fallu quelques secondes seulement pour que tout s’embrase. Margarette L., 80 ans, a failli être prise au piège d’un incendie qui a ravagé sa chambre à coucher lundi dernier à son domicile, à Baie-du-Tombeau. Cette dame âgée, qui souffre d’un cancer du sein, a perdu ses médicaments de même que tous ses effets personnels au cours de cet incendie. C’est une bougie qui serait à l’origine de ce départ de feu.

«  Enn sel kou dife la inn pran », explique Margarette qui n’en revient toujours pas. Il ne reste plus rien de la pièce qu’elle occupait. À son âge, elle est passée par bien des épreuves. Mère de cinq enfants, elle a perdu l’un de ses fils, emporté par la maladie, il y a plusieurs années. Et 25 ans de cela, c’est son époux Paul, alors âgé de 67 ans, qui s’en est allé. « Mon époux a souffert d’un cancer du poumon », dit-elle. Revenir sur cette partie de sa vie réveille en elle des souvenirs beaucoup trop douloureux.

Au fil des années, la santé de Margarette s’est fragilisée. « J’ai le diabète et de la tension. J’ai dû faire face à de nombreuses complications de santé », poursuit-elle. Il y a deux ans, c’est une nouvelle épreuve qui a débuté pour elle. « On m’a diagnostiqué un cancer du sein. » 

Soutien

Elle a commencé à suivre ses traitements à l’hôpital de Candos. « Avec mes autres problèmes de santé, ce n’est pas facile. J’ai été obligée de subir une ablation du sein. Telman monn fer loperasion nepli ena plas pou koupe », confie-t-elle, avec un brin d’humour. Sa vie se rythme aux traitements qu’elle doit suivre régulièrement. Afin de l’aider à surmonter cette épreuve, elle bénéficie du soutien de toute sa famille.

Dans la maison où elle habite, ses quatre enfants et leur famille, qui en  occupent une bonne partie, veillent sur elle. Mais Margarette soutient qu’elle aime bien avoir un coin bien à elle. C’est pourquoi elle occupe une chambre avec à l’intérieur tout ce dont elle a besoin. Croyante et pratiquante, elle n’oublie pas non plus de s’en remettre à Dieu.

Le 7 septembre dernier, Margarette s’est rendue à l’église du Père Laval, à Ste-Croix. « J’y ai acheté une bougie », se souvient-elle. Samedi, elle a pris la bougie et l’a allumée. « Comme c’était la fête du Père Laval, j’ai allumé la bougie dans ma chambre », relate Margarette. Puis, elle s’est absentée un instant. « Je me suis rendue chez mon fils à l’arrière.  » Il n’en fallait pas plus pour qu’un feu se déclare. « Mon petit-fils est venu m’informer qu’il y avait de la fumée dans ma chambre. Je suis allée voir. La chambre s’était embrasée. » Aidée de ses proches, elle a pu être évacuée de la maison. Les pompiers ont été, alors alertés. 

« Grâce à nos voisins, nous avons pu éteindre le feu qui menaçait de se propager dans la maison entière », explique un des fils de la vieille dame. Pour les effets personnels et surtout les médicaments de Margarette, c’était déjà trop tard. Le feu a tout détruit dans sa chambre.  « Un lit, un réfrigérateur, mes vêtements, un meuble et mes comprimés ont été réduits en cendres. Les dégâts sont estimés à Rs 80 000 environ », déplore Margarette. Ce n’est que lundi soir qu’elle s’est rendue à la police pour signaler cet incendie. « J’ai pu avoir un document que j’ai présenté à l’hôpital pour avoir mes médicaments. » Malgré les épreuves qu’elle traverse, Margarette garde le sourire. «Si j’étais restée dans la chambre cela aurait pu être pire, mais je suis encore là », lâche-t-elle.  

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