Xplik ou K

Atteint de dystonie généralisée : Neetish Choudkoury s’est envolé pour l’Inde

Neetish Choudkoury Neetish, qui se trouve en Inde, sera traité par stimulation cérébrale profonde.

Le cas de Neetish Choudkoury, atteint d’une maladie rare, a suscité l’émoi parmi les internautes. À la suite d’un article paru dans Le Défi Plus du 30 mars 2019 et d’une vidéo postée sur le site Web www.defimedia.info, le jeune homme a reçu l’aide de plusieurs Mauriciens. Il pourra enfin commencer son traitement en Inde.

Neetish Choudkoury, rongé par une maladie neurologique rare appelée dystonie, souffre le martyr. En mars dernier, il avait confié au Défi Plus, alors qu’il souffrait de spasmes musculaires lui procurant d’atroces douleurs, qu’il ne voulait pas « être un fardeau » pour ses parents. Il implorait l’aide des Mauriciens pour qu’ils l’aident à financer son traitement par électrode en Inde. Son appel n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. De nombreux internautes, touchés par son histoire, lui ont offert leur aide. Le jeune habitant de Rivière-du-Poste s’est envolé pour l’Inde le dimanche 14 avril à 13 heures.

Contacté par Le Défi Quotidien juste avant son départ, il a tenu à remercier ses anges gardiens. « Je tiens de tout cœur à remercier tous ceux qui se sont portés volontaires pour m’aider. J’ai reçu la visite de plusieurs personnes », confie Neetish Choudkoury, âgé de 31 ans. « La situation était compliquée avant de pouvoir prendre l’avion. J’ai regagné ma maison le 7 avril. C’était la première fois, depuis septembre, que je passais une nuit chez moi », faisait-il savoir. Il a également tenu à remercier le personnel soignant de l’hôpital ainsi que celui de la clinique.

Neetish Choudkoury a expliqué que la somme d’argent reçue jusqu’ici lui permettra de commencer son traitement de stimulation cérébrale profonde en Inde. Celui-ci est indiqué pour traiter la dystonie dont souffre le jeune homme. Il s’agit d’un trouble du mouvement induit par un dysfonctionnement du système nerveux central. Le traitement consiste à implanter dans le cerveau de petites électrodes qui bloquent par stimulation électrique l’activité anormale des structures cérébrales. Ces électrodes sont reliées à un neuro-stimulateur généralement implanté sous la peau, près de la clavicule ou au niveau de l’abdomen.

Le traitement pourra coûter jusqu’à plus de Rs 2 millions, dépendant du patient. « Je ne sais pas combien de temps prendra le traitement. Mais j’espère pouvoir encore compter sur les Mauriciens pour me venir en aide, même à des milliers de kilomètres. Un grand merci à vous tous », a-t-il conclu.