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Attaques de chiens : «Est-il indispensable d’éduquer son chien ?»

Me Rahman Sayed-Hossen et Linley Mootien de l’ONG 4 Ti lapat.

Deux personnes ont été sauvagement attaquées par des chiens en 48 heures. L’émission ‘Au cœur de l’info s’est intéressée de près à l’interprétation de l’Animal Welfare Act et à ses manquements, ce jeudi 23 septembre. L’émission était animée par Terence O’Neill et Françoise Alexandre. Les invités étaient Linley Mootien de l’ONG 4 Ti lapat et Me Rahman Sayed-Hossen. 

« À défaut d’une loi adéquate, nous devons miser sur l’éducation… » avance Linley Mootien, qui estime que « les autorités ne font pas respecter la loi ». Selon le Président de l’ONG 4 ti lapat, « une enquête approfondie est nécessaire pour situer les responsabilités dans les deux cas », même s’il avance que les propriétaires ont aussi leur part de responsabilité. « Les chiens ne peuvent être blâmés », dit-il. 

Selon Linley Mootien, « il règne un flou et une méconnaissance en ce qui concerne la loi, soit l’Animal Welfare Act ». « Je ne pense pas qu’un magistrat prendra le risque de mettre une personne sous les verrous dans un cas précis, car il est difficile de situer les responsabilités directes. C’est une loi très fragile et difficile à comprendre. On se demande si sa mise à exécution est possible quand une personne enregistre une plainte au poste de police. Car, c’est la même chose pour nous, défenseurs des animaux, lorsque nous portons plainte pour maltraitance ». 

Il ajoute qu’il ne faut pas cependant sous-estimer le rôle des maîtres. « Il y a trop de laxisme, les gens se permettent d’abandonner leurs chiens quand ils le veulent. Ce n’est pas uniquement la loi qui doit venir dicter à un propriétaire de chien comment bien l’élever. Il faut un peu de bon sens également », dit le président de l’ONG. Il reproche aussi aux autorités « de faire la sourde oreille ». 

Me Rahman Sayed-Hossen note « un déséquilibre entre l’action qui a été commise et la sentence qui est appliquée ». Il dira : « Lorsqu'un  chien attaque et blesse une personne, dans la plupart du cas, il sera euthanasié alors que le maître s’en sortira avec une amende d’environ Rs 10 000. » Il estime que la loi est « un leurre ». « Elle semble complète, mais le plus gros problème est sa mise en application. Il manque une unité spécialisée sachant que l’Animal Welfare Unit et la MSAW sont dépassées. En sus, certaines sections de cette loi, comme la section 31, n’ont pas été promulguées. » 

L’homme de loi explique qu’il faut s’attaquer au problème à la source. « Il faut éduquer les chiens et avoir un permis de compétence pour éviter toutes ces situations ». 

Me Sayed-Hossen précise aussi que « toute victime peut demander réparation selon les provisions du Code civil mauricien ». 

 

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