Economie

Assurances: requête pour une base nationale de données numériques des clients

Les assureurs estiment nécessaire de mettre en place un cadre réglementaire solide.
L’introduction du commerce électronique dans le domaine de l’assurance, l’an dernier, soulève quelques questions. Les professionnels du secteur estiment qu’une base nationale de données en ligne simplifiera les procédures. La question est complexe. C’est pourquoi l’Insurers Association of Mauritius (IAM) et la Financial Services Commission (FSC) se sont engagées dans des discussions sur la numérisation des polices d’assurance, comme stipulé lors du dernier Budget. À l’issue de l’assemblée générale de l’IAM, le 31 mars, à Ebène, le président réélu, Aakash Mishra, a déclaré que de nombreuses questions complexes se posent, en termes d’intermédiaires et de domaines de compétence.  « Ce sujet requiert également une conformité aux normes industrielles les plus strictes pour la protection des données, notamment pour prévenir tout vol d'identité. Ce qui est certain, c’est que l’utilisation efficace des technologies de l’information, dans notre secteur, dépendra en grande partie de notre capacité à proposer une interface aux données utilisées par le secteur public. Plus précisément, une base nationale de données en ligne sur le Know Your Client permettra de simplifier les procédures. À l’heure actuelle, ces procédures figurent largement sur support papier et sont particulièrement répétitives », a indiqué Aakash Mishra. L’association des assureurs se dit prête à collaborer avec le gouvernement et les autorités concernées pour améliorer ce type de commerce électronique. Cela aidera aussi à améliorer la compétitivité de Maurice sur la protection des données et sur l’indice de durabilité environnementale. Parmi les autres sujets de discussion entre l’association et le régulateur figure le projet d’assurance captive. Le président réélu devait souligner qu’il faut veiller à ce que l’assurance captive attire de réelles opportunités commerciales à Maurice et qu’elle ne nuise pas aux activités du secteur domestique de l’assurance. « Avec des garanties adéquates, je suis confiant que l’assurance captive accroîtra la gamme de services financiers que Maurice peut offrir. Elle deviendra ainsi un pilier additionnel dans la diversification et la consolidation des structures du secteur, tout en favorisant la visibilité du pays aux investisseurs étrangers », a-t-il déclaré. « Les retombées négatives sur la réputation du pays causées par la fermeture de la Bramer Bank et de la BAI se font toujours sentir », a expliqué Aakash Mishra. « Le secteur de l’assurance sur le long terme fait face à une crise de confiance des assurés. Cela prendra du temps à reconstruire et à restaurer la réputation et la confiance dans un marché difficile. Le gouvernement est intervenu en réconfortant les titulaires des polices de l’ex-BAI. Leurs polices dues seront réglées. Cela n’a pas été un travail facile et le dernier mot sur ce sujet n’est pas encore dit. » Si les assureurs concèdent la nécessité de mettre en place un cadre réglementaire solide, il importe de souligner que les entreprises du secteur sont dynamiques par nature et opèrent dans un environnement concurrentiel. « Toute une batterie de mesures de protection existe. Elles déclencheront une alerte à un stade précoce afin de permettre au régulateur de prendre des mesures correctives », affirme  Aakash Mishra.
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