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Asphaltage refusé depuis 16 ans à Roche-Bois : la mairie argue que le passage est privé, les familles disent le contraire

Asphaltage

À Roche-Bois, un chemin n’est pas asphalté parce que ce serait un passage privé. Une famille, qui soutient le contraire, lutte depuis 16 ans pour que le bitume couvre la boue du passage.

Sandrine, la trentaine, habite Roche-Bois. En 2002, dit-elle, son père avait entamé des démarches pour que l’impasse que sept familles utilisent pour accéder à leurs maisons soit asphaltée. Un inspecteur était venu sur place pour un constat de visu.

À l’époque, la maison n’était pas connectée au réseau de la Wastewater Management Authority (WMA). L’inspecteur avait expliqué au père de Sandrine que, si jamais le passage était asphalté, et si par la suite la WMA décidait d’aller de l’avant avec des travaux de tout-à-l’égout, cela poserait des problèmes. Une fois les fouilles effectuées, le passage reviendrait comme avant. La municipalité ne reviendrait pas pour l’asphalter de nouveau. L’inspecteur avait encouragé le monsieur à entreprendre des démarches pour être connecté au réseau de la WMA avant que la municipalité ne vienne asphalter.

Effectivement, le père de Sandrine a contacté la WMA et par la suite la maison a été connectée au réseau. Ensuite, il est retourné à la municipalité.

En 2015, ne voyant rien venir, Sandrine s’est rendue à son tour à la mairie pour savoir où en était-on avec le dossier. On lui a répondu que le dossier s’était égaré et qu’il fallait soumettre une nouvelle requête. Chose qu’elle a faite début 2016.

Toujours rien en 2018. Sandrine est allée voir cette fois-ci le lord-maire en personne. Daniel Laurent lui a promis de prendre le dossier en main. Hélas, il n’y a eu aucun développement par la suite.

Quand elle est retournée vers la municipalité, cette fois, un conseiller lui a demandé de se rendre au Citizen Advice Bureau (CAB) de la localité pour rencontrer l’inspecteur. Elle l’a rencontré. Il lui a promis d’inscrire cette impasse sur la liste des chemins à asphalter dans le budget municipal.

L’an dernier, Sandrine est devenue mère et elle n’a pas le temps de s’occuper de ce dossier. Cette année, son père a revu l’inspecteur du CAB. Il avait une réponse étonnante : l’impasse en question n’était pas un passage public, mais un passage privé.

« Un passage privé ? Il a été déclaré passage public en 2002 et la municipalité avait placé un écriteau pour le faire savoir. D’ailleurs, en 2016 à la municipalité, on m’a certifié que c’était un passage public. Cela après qu’un inspecteur municipal et ses aides soient venus sur place pour mesurer le tout », argue Sandrine.

Entre-temps, Sandrine et les six autres familles doivent patauger dans la boue pour rentrer chez elles, quand il pleut. Elles doivent aussi s’accommoder des gros trous remplis d’eau.

Le lord-maire Daniel Laurent a réagi en disant qu’il procéderait à une vérification, avec le département concerné, des dires de Sandrine. Si le chemin bénéficie de l’éclairage municipal, cela ne veut pas nécessairement dire que c’est un passage public, a-t-il argué. Mais si passage est bel et bien public, et qu’il n’est pas asphalté depuis plus de 14 ans, il y a un gros problème quelque part…

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