Ashvin Gungaram : «Il faut sanctionner, mais aussi sensibiliser»
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Le Défi Quotidien
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Pour Ashvin Gungaram, membre actif de l’ONG AILES, la problématique de la drogue au volant ne peut être abordée uniquement sous l’angle répressif. S’il reconnaît que la situation est devenue préoccupante, il insiste sur la nécessité d’une approche plus globale.
« Le problème de la drogue au volant est aujourd’hui un fait incontournable. Mais il traduit aussi un véritable manque de respect du cadre légal. Mais on ne peut pas se contenter de condamner. Il y a une éducation à faire », dit-il.
Selon lui, la réponse ne doit pas se limiter à des sanctions plus sévères. Il plaide pour une campagne de sensibilisation mieux ciblée, adaptée à la réalité des drogues de synthèse et à leurs effets. « Il faut que les personnes comprennent réellement ce qu’elles consomment et les conséquences que la drogue peut avoir au volant. »
Ashvin Gungaram reconnaît que la conduite après avoir pris des stupéfiants peut mener à des accidents graves. Toutefois, il appelle à conjuguer fermeté et humanité. « Il faut une approche respectueuse de la loi, mais aussi humaine. Informer, éduquer, susciter une prise de conscience. En tant qu’acteurs de terrain, nous devons travailler sur la prévention autant que sur la sanction. »
Pour lui, seule une stratégie combinant répression, encadrement et sensibilisation permettra d’endiguer durablement le phénomène.