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Arrêtés à Madagascar : les trois Mauriciens ne seront pas rapatriés

La situation s’avère plus compliquée que prévue pour les autorités mauriciennes concernant le rapatriement des trois Mauriciens arrêtés dans la Grande île. Ces derniers risquent de passer plusieurs années à Madagascar.

Maurice met les bouchées doubles afin de rapatrier Jules Roddy Avoula, le skipper Jeremy Mardochee Leratz et le caïd Marc David Plaiche. Mais en absence d’un traité entre la Grande île et Maurice, le rapatriement devient difficile, mais les autorités mauriciennes ne s’avouent pas vaincues et comptent s’appuyer sur les clauses de la Dangerous Drug Act afin que les Mauriciens soient également entendus par les enquêteurs locaux.

Le skipper Leratz tente déjà de dédouaner ses deux amis. Lors d’un premier interrogatoire, il a indiqué aux autorités malgaches et mauriciennes que c’est lui le cerveau de ce trafic.

A l’Hôtel du gouvernement on indique que les autorités mauriciennes comptent négocier avec les autorités malgaches afin que ces trois suspects puissent comparaître devant la justice de leur pays vu qu’ils prévoyaient d’écouler 80 kilos de gandia, 35,5 kilos de haschich et 25,5 kilos d’héroïne, évalués à Rs 519 millions, sur le marché local. Mais cette démarche s’avère compliquée. Le mardi 12 juin, la douane malgache a procédé à la destruction des drogues saisies.

Jeremy Mardochee Leratz a, dans le passé, opéré pour le réseau Chowrimoothoo qui est soupçonné d’avoir importé de la drogue à plusieurs reprises de Madagascar sur des bateaux rapides. D’ailleurs, ces derniers temps, des téléphones cellulaires ont été retrouvés en sa possession en prison. Selon nos recoupements, Curly Chowrimoothoo, dit Ti Nana, serait un des commanditaires de la drogue récemment saisie dans la Grande île.

L’Anti-Drug and Smuggling Unit, a été mise à l’écart de cette opération, mais après avoir eu des directives, le patron de cette unité, l’adjoint commissaire de police, Choolun Bhojoo, et un de ses hommes de confiance, ont mis le cap sur Madagascar. Ils rejoignent une équipe de la Customs Anti Narcotics Section, déjà sur place. Les autorités locales comptent réclamer un ordre d’un juge des référés afin d’avoir accès aux relevés téléphoniques de ces trois suspects pour savoir avec qui ils ont communiqué ces derniers temps.