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Arnaques à la nigériane sur le Web : la police soupçonne une complicité locale

Le phénomène prend de l'ampleur, causant de vraies tragédies. Des techniques rodées d'extorsion menées par de petits escrocs sans scrupules viennent à bout de la crédulité de femmes croyant avoir trouvé la personne idéale sur Internet. L'ami, qui ne paraît jamais, parvient à les soudoyer des sommes conséquentes. 

En réalité, ce sont souvent des membres de la pègre nigériane qui tirent les ficelles. Pas moins de 12 jeunes Mauriciennes ont mordu à l’hameçon depuis le début de cette année. La police soupçonne qu’il pourrait y avoir une complicité locale dans ces cas d’arnaque à la nigériane, perpétrés à partir du net.

Les 12 Mauriciennes se sont fait escroquer par des arnaqueurs nigérians utilisant des faux profils sur le réseau social Facebook pour séduire leurs victimes avant de mettre à exécution leur plan.

Mode opératoire

Le modus operandi de ces arnaqueurs est simple, tout commence par des demandes d’amis sur Facebook. Les arnaqueurs se font passer pour des célibataires à la recherche de l’âme sœur.
Pour mettre leurs proies en confiance, ils n’hésitent pas à leur verser des sommes d’argents et à faire des promesses de cadeaux, dont des bijoux en diamant.

Une fois la confiance établie entre ces escrocs et ces femmes, ils disent souhaiter leur envoyer des cadeaux à travers la poste. 

Et, une semaine plus tard, elles reçoivent des appels de pseudos représentants locaux qui prétendent aux victimes qu’un colis est arrivé par la poste et qu’elles doivent verser une somme d’argent pour le dédouaner. Ladite somme de « dédouanement » ira jusqu’à de 10 000 à 100 000 roupies.

Les victimes reçoivent un appel d’un agent local, pour leur demander de verser de l’argent sur un compte bancaire, pour ces prétendus frais. 

Pensant avoir affaire à l’homme idéal, des Mauriciennes tombent facilement sous le charme des escrocs qui ont plus d’un tour dans leur sac.

Les femmes abusées contactent immédiatement leur correspondant et à chaque reprise, l’ami virtuel demandera de verser de l’argent, assurant qu’il fera ensuite un virement comme remboursement.

Certaines femmes ont versé des sommes d’argent à deux reprises. Le dernier cas en date est celui d'une habitante de Pailles, qui s’est faite escroquer une somme de Rs 73 000 pour récupérer un colis qu’elle n’a jamais reçu. 

Des sources policières indiquent que les sommes sont transférées sur des comptes bancaires qui se trouvent au Nigéria. 

Les enquêteurs comptent retracer les contacts locaux.

 

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