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Arnaqué par son ami il est violemment agressé : il voulait s’offrir une épouse à Rs 18 000

Ajay Sanjay La victime, Ajay Sanjay Degumber, est dans un état critique. Attish Leckraj et son frère Keshaw ont reconnu avoir agressé Sanjay.

Attish Lekraj, 24 ans, et son frère Keshaw, 25 ans, se retrouvent derrière les barreaux. Les deux sont accusés de tentative de meurtre sur Ajay Sanjay Degumber, un habitant de Mont-Gout âgé de 48 ans. Ils l’ont agressé à coups de bois sur la tête. L’état de santé de la victime est jugé critique. Les agresseurs sont passés aux aveux.

Au cœur de cette agression sanglante : une affaire d’argent et de femme. Dans sa version à la police, Keshaw a expliqué qu’il a fait la connaissance de Sanjay en août. Après avoir passé une vingtaine d’années en Italie, ce père de famille, divorcé, est revenu au pays. Il vivait seul et il passait beaucoup de temps à l’arrière de sa maison à planter des légumes.

Aux dires de Keshaw, il se trouvait dans sa plantation de tomates, juste à côté de la sienne avec son épouse, une ressortissante indienne, lorsque Sanjay a commencé à lui parler. « Nous avons fait connaissance, il était seul et il  m’a confié qu’il souhaitait avoir une Indienne comme compagne », a expliqué le suspect à l’inspecteur Rambarrun de la CID de Pamplemousses.

Les deux hommes ont gardé contact et c’est à travers l’épouse de Keshaw qu’une jeune femme indienne a été contactée. « Il a même montré une photo d’elle à  Sanjay », explique Darmendra, le cousin de la victime. Puis, il a expliqué à Sanjay qu’elle était intéressée à le voir mais qu’il fallait qu’il vienne en Inde.

De retour sans la dulcinée

Sanjay, ne pouvant faire le déplacement, aurait remis Rs 18 000 à Keshaw afin de ramener la jeune Indienne à Maurice. Ce dernier est parti en Inde le 21 octobre, mais trois jours plus tard, il est revenu sans la promise. Sanjay a demandé des explications. « Monn dire li ki mone  kit so kass ek enn agent dans l’Inde qui pou okipe sa », a expliqué Keshaw à la police. Des explications qui étaient loin de satisfaire Sanjay.

Dans la soirée du 27 octobre, Sanjaya enfourché sa motocyclette pour se rendre chez Keshaw dans la localité. « Il était sous l’influence de l’alcool, a ajouté Keshav, et il voulait parler à son épouse. Monn dire li mo madam karem ek ki pas pu kapav koz ek li. » Devant l’insistance de Sanjay, il l’aurait poussé. La situation a alors dégénéré. Le frère de Keshaw est intervenu pour frapper Sanjay. Les deux hommes s’en sont pris à lui. Attish s’est servi d’un morceau de bois pour le frapper violemment au crâne. Sanjay s’est alors effondré en sang devant leur porte.

Alertée, la police de Pamplemousses s’est précipitée sur place. La victime avait la tête ensanglantée.  Darmendra, le cousin de Sanjay, a accouru pour aider les ambulanciers à le soulever. Sanjay lui a raconté l’agression malgré son état critique avant de subir une intervention au crâne. Depuis, il est admis aux soins intensifs.

Le soir même, Attish et son frère Keshaw se sont rendus au poste de police de Pamplemousses. Dans un  premier temps, ils ont expliqué aux policiers que Sanjay Degumber était sur sa motocyclette quand il a fait une chute devant leur porte et qu’ils sont sortis pour lui porter secours. Mais la ruse pour mettre les policiers sur une fausse piste n’a pas marché, car des habitants avaient assisté à l’agression.

La CID de Pamplemousses a arrêté les deux frères. Ils ont fini par avouer leur implication dans cette agression sanglante. Ils expliquent que la victime est venue devant leur porte et a commencé à lancer des injures. «  Nou finn dir li pas zoure ek lager inn leve », a expliqué Attish. Il a soutenu avoir donné un seul coup alors que son frère précise avoir seulement bousculé la victime. Cependant, la victime portait plusieurs autres blessures au corps. 

Lundi, l’arme utilisée pour commettre l’agression a été récupérée. Les deux frères ont comparu devant la cour de Pamplemousses sous une charge provisoire de tentative de meurtre. Mardi, ils ont participé à une reconstitution des faits avant de réintégrer leurs cellules. Quant à la victime, elle demeure dans un état comateux et sous respiration artificielle. « Même le médecin nous a dit de s’en remettre à Dieu », se désole le cousin de la victime.