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Après le jugement dans l’affaire Betamax - Kris Poonoosamy : «Seuls les inconscients n’agiront pas»

Kris Poonoosamy Kris Poonoosamy était au micro de Florence Alexandre et Terence O’Neill jeudi.

Kris Poonoosamy, ancien haut fonctionnaire, est d’avis que seuls les inconscients resteront les bras croisés après le jugement rendu par la Cour suprême dans l’affaire STC-Betamax. Il intervenait dans l’émission « Au cœur de l’info » le jeudi 6 juin 2019. 

«Il faut à présent étudier ce jugement, discuter et prendre des mesures pour éviter des problèmes similaires à l’affaire Betamax. Il faut des clauses de sauvegarde dans les contrats. » C’est ce qu’a déclaré Kris Poonoosamy le jeudi 6 juin 2019 dans l’émission Au cœur de l’info animée par Florence Alexandre et Terence O’Neill. Le thème débattu : la question de la bonne gouvernance pour les contrats alloués sous le régime de l’exemption.

Kris Poonoosamy a aussi remis en question tout le système exécutif (parlementaire) concernant les lois et les amendements qui y sont votés. Il a avancé que certaines lois ont été passées « en vrac » lors du Finance Bill, alors que d’autres fois il y a trop de lois et nos parlementaires n’arrivent pas à examiner en profondeur ces bills.

Selon lui, c’est comme cela que des « loopholes » arrivent à se frayer un chemin. « Plusieurs séances parlementaires sont prévues par semaine pour voter le Budget avant de donner plusieurs mois de vacances. Pourquoi ne pas tenir plus de séances chaque semaine en temps normal et pas uniquement quand il y a le vote du Budget ? Cela permettrait d’avoir plus de temps », a lancé Kris Poonoosamy.

Rajen Bablee, de Transparency Mauritius, a lui aussi participé aux débats. « Ce jugement devrait permettre au gouvernement de venir avec des lois plus strictes en ce qui concerne l’allocation des contrats », a-t-il dit. Parlant des contrats entre gouvernements, dits « G to G », qu’il estime « très opaques », il réclame plus de transparence.

Ashok Subron de Rezistans Ek Alternativ est, lui, catégorique : les contrats des Independent Power Producers ont aussi été taillés sur mesure pour « l’oligarchie sucrière » en 1998. Selon lui, il faut cesser avec cette pratique de régime d’exception sous l’excuse de l’intérêt public. « Fer krwar ki li dan lintere piblik », a dit le syndicaliste.

Raison pour laquelle il estime qu’il faut remettre en question tous les contrats qui ont été taillés sur mesure. Il a mis en exergue le contrat Safe City et celui des Smart Cities. Ashok Subron martèle qu’il faut tirer des leçons de l’affaire Betamax, soulignant que les responsables doivent répondre de leurs actes. « Ce n’est pas à la population de payer les réclamations de dommages et intérêts », a-t-il affirmé.

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