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Après des années d’inertie : l’EREIT dans l’attente d’un redécollage

Oublié de tous, ou presque, l’Employees Real Estate Investment Trust n’a pas beaucoup fait parler de lui ces dernières années. Pourtant, il s’agit d’une mine d’or encore inexploitée. Elle compte 180 000 actionnaires qui détiennent chacun une action valant aujourd’hui Rs 6 700. Son nouveau conseil d’administration espère le faire redécoller.

Après quelques années d’inactivité, il est aujourd’hui question de ranimer l’Employees Real Estate Investment Trust (EREIT). Le conseil d’administration de ce géant foncier appartenant à 180 000 fonctionnaires et employés du privé se penche sur la possibilité d’exploiter une partie de ses terres. On parle là de 315 arpents de terres inexploitées et valant Rs 1,2 milliard.

Mais qu’est-ce que l’EREIT ? Il a vu le jour en mars 2005, sous l’impulsion de Pravind Jugnauth, alors ministre des Finances. À l’époque, l’entité, gérée par la State Investment Corporation (SIC), était accompagnée de la promesse de « démocratiser la propriété foncière ». Quinze ans plus tard, on est loin d’avoir réalisé cet objectif. À l’époque, pour que ce but soit atteint, chaque fonctionnaire et employé du privé avait reçu grâcieusement une action valant Rs 1 000 chacune de la part du gouvernement à quelques mois des élections générales de fin 2005.

Si à ses débuts l’EREIT comptait 352 340 actionnaires, il n’en a plus que 180 000. Raison : un peu plus de la moitié de ses actionnaires a rendu ses actions pour recevoir de l’argent en retour. Mal leur en a pris, car la valeur de l’action a continué à augmenter. En mars 2019, elle valait Rs 6 203,49. Aujourd’hui, une action pèse Rs 6 700.

Héritier de 200 arpents provenant du deal Illovo, l’EREIT avait obtenu 300 autres arpents durant sa première année financière. Sa mission : faire fructifier ses biens. Des 500 arpents, il est encore propriétaire de 315 arpents de terres encore inexploitées. Ses terrains se trouvent à Rose-Belle

(200 arpents), Trou-d’Eau-Douce (Beau Rivage : 69 arpents), Rivière-du-Rempart (Haute-Rive : 46 arpents). Le tout vaut environ Rs 1,2 milliard. Pour l’année financière 2018, le trust a généré des revenus de Rs 135,5 millions, contre un déficit de Rs 3 232 971 l’année d’avant.

« Il y a au moins deux projets en cours en ce moment. Comme les morcellements classiques n’ont plus la cote, nous explorons la possibilité de trouver des partenaires avec lesquels on pourrait réaliser des projets sur ces terres», explique une source proche du dossier. « Les choses prennent cependant du temps à se concrétiser, mais il y a beaucoup de potentiel », concède-t-elle.

Pour l’heure, l’EREIT s’est contenté de vendre son patrimoine foncier au gouvernement et pas toujours à des prix attractifs. Le 19 juillet 2017, l’organisme fait sa principale transaction en cédant 169,74 arpents à la SIC. Ceux-ci se situent à Côte-d’Or. La somme obtenue est de

Rs 590 millions seulement, soit Rs 3,5 millions par arpent. Il s’agit-là d’un prix qui ne reflète pas le marché qui penchait vers les Rs 10 millions l’arpent dans cette région à l’époque. Or, aucune négociation n’avait été faite avec la SIC qui est la gestionnaire du trust. Ce dernier avait, de surcroît, bénéficié de facilités de paiement sur une période de cinq ans.

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