Faits Divers

Après 43 ans de vie commune : un mari agresse son épouse à coups d’un tuyau PVC

Sylvie (prénom modifié), 60 ans, n’aurait jamais pensé devoir un jour rapporter son époux pour violence conjugale. Samedi, le couple était à son domicile à Bambous-Virieux, lorsqu’une dispute a éclaté. Après avoir pris quelques verres, le mari s’en est pris à son épouse en lui assenant plusieurs coups de tuyau PVC. La raison derrière cet incident, il l’aurait empêché de sortir pour s’occuper de leur fils.

« 43 zan ki nou ensam. Zame linn fer sa kalite britt la », lâche Sylvie. Samedi, elle et son époux étaient à la maison. « A lui seul, mon époux a bu une demi bouteille de rhum », nous dit-elle. Puis vers 21 heures, Sylvie a entendu crier à l’extérieur. « J’ai un fils qui est épileptique. Les voisins sont venus m’informer qu’il proférait des injures. Je suis sortie pour aller le voir, mais mon époux m’en a empêché », nous dit-elle.

  « Je lui ai dit de me laisser voir ce qui n’allait pas. Il a refusé », explique Sylvie. Mais son insistance a fini par exaspérer son époux. « Il s’est mis en colère. Après avoir franchi la porte, il s’est saisi d’un tuyau PVC m’a infligé plusieurs coups à la tête et au dos avec », nous dit-elle. « C’était la première fois qu’il m’agressait de la sorte. Nous avons déjà eu des disputes, mais pas jusqu’en arrivés aux mains », ajoute Sylvie, surprise par ce geste.

Malgré cela, elle est partie voir son fils pour le calmer. De retour à la maison, le calvaire de Sylvie allait se prolonger. « Il m’a donné des coups de pieds. J’ai reçu un coup au ventre », se souvient-elle. Sylvie est tout de même parvenue à téléphoner à la police de Grand-Port. « Les policiers sont arrivés et je leur ai expliqué ce qui s’est passé. Ils ont parlé avec mon époux qui était saoul », nous dit-elle. La femme a consigné une déposition à la police pour violence domestique. à son avis, c’est la boisson qui aurait joué des tours à son époux. « Il a déjà suivi des traitements à l’hôpital psychiatrique il y a longtemps. Peut-être que les quelques verres d’alcool l’ont fait réagir de la sorte », lâche Sylvie qui essaie de comprendre. Deux jours après cet incident, dit-elle, la situation est revenue à la normale. « Il est parti travailler comme si de rien n’était », ajoute-t-elle.