Appels d’offres : La STC veut attirer plus de concurrents pour baisser les prix

Par Patrick Hilbert
Publié le: 4 février 2026 à 12:00
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Une équipe de la STC s’est rendue à Gulfood 2026, salon international de l’alimentation.
Une équipe de la STC s’est rendue à Gulfood 2026, salon international de l’alimentation.

Stimuler la concurrence et diversifier l’offre de produits importés à Maurice sont au cœur des priorités de la State Trading Corporation (STC). Dans cette optique, une délégation du corps paraétatique a récemment participé à Gulfood 2026, le salon international de l’alimentation qui s’est tenu du 26 au 30 janvier au Dubaï Exhibition Centre, afin d’identifier de nouveaux fournisseurs et de comprendre les obstacles rencontrés par les acteurs étrangers les empêchant d’entrer sur le marché mauricien.

«L’équipe de la STC, dont je faisais partie, est allée à Gulfood pour examiner le marché concernant différents produits et rencontrer plusieurs acteurs étrangers. Nous avons pu constater ce qui les bloque à Maurice ou ce qui fait qu’ils ne souhaitent pas entrer sur notre marché », a expliqué Takesh Luckho, président de la STC. Il a précisé que certains produits dits « fast moving », c’est-à-dire dont les prix peuvent fluctuer fortement en quelques jours, posent des difficultés en raison du temps nécessaire pour les appels d’offres et l’analyse avant allocation par la STC.

« Nous prenons parfois dix jours, voire plusieurs semaines, pour traiter les appels d’offres, alors que pour certains produits, les prix fluctuent rapidement. Cela fait que certains fournisseurs potentiels ne participent pas, car entre le jour d’une soumission d’offre pour un prix donné et le jour de l’allocation du contrat, le prix du produit aura déjà beaucoup changé », a-t-il ajouté.

Parmi les segments visés figurent le riz et la farine. Selon Takesh Luckho, « plusieurs fournisseurs sont très intéressés à venir ou revenir sur le marché mauricien, mais ils nous ont fait part de problèmes administratifs et de tracasseries liés aux appels d’offres ».

Pour répondre à ces contraintes, la STC envisage donc d’éliminer du « red tape » afin de pouvoir attirer un plus grand nombre de participants aux appels d’offres et ainsi stimuler la concurrence. « On va essayer d’inciter plus d’opérateurs à participer, car nous constatons parfois que ce sont les mêmes fournisseurs qui soumissionnent. Plus on a de participants, plus les prix deviennent compétitifs », a souligné le président de la STC.

Il a également rappelé que la STC n’est pas une société privée et que toutes les procédures doivent rester transparentes. « Nous devons mettre en place toutes les facilités pour encourager la participation aux appels d’offres et éliminer les obstacles », a-t-il indiqué. « Nous comprenons certains problèmes que rencontrent les fournisseurs pour soumissionner à l’international. L’équipe recense ces difficultés afin de lever les obstacles et d’obtenir plus de participants, notamment pour le riz et la farine. Parfois, pour la farine par exemple, nous n’avons qu’un seul participant », a-t-il précisé.

Un système d’évaluation plus rapide rendrait ainsi le processus plus efficace et mieux adapté aux fluctuations du marché sans pour autant compromettre les exigences de la bonne gouvernance.

Renforcer la concurrence sur de nouveaux produits

L’expansion du portefeuille de produits est également une priorité. « Nous avons exploré de nouveaux produits, qu’ils soient inclus dans la liste des subsides ou qu’il s’agisse de produits comme le thon en conserve, les sardines et les tomates en conserve. L’idée est d’introduire de nouvelles références sur le marché local et de stimuler la compétition », a précisé Takesh Luckho.

La STC, avec sa marque Smatch, est présente sur le marché du lait, de l’huile et des grains secs, entre autres, et contribue à la concurrence dans ce secteur.
 

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