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Appel à solidarité : une maison pour le couple Parsuramen

Ils ont 63 et 69 ans. Handicapés, ils ont tout perdu dans un incendie le samedi 3 juin. Aujourd’hui, ils sont hébergés par un proche, mais leur vœu le plus cher est de retourner dans le logis, où ils ont vécu depuis leur mariage. Pour ce faire, ils comptent sur vous. Rencontre émouvante à Beau-Bassin.

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Difficile de rester insensible à la détresse du couple Parsuramen. Rouben (63 ans) et Marie Josée (69 ans), tous deux handicapés, ont failli perdre la vie dans la nuit du 2 juin. Un incendie a éclaté dans leur maisonnette vers 1 heure du matin. à l’origine du drame, une petite bougie utilisée pour la prière du soir. La petite lueur s’est vite transformée en flammes dévastatrices, brûlant tout sur son passage.

Nous les avons rencontrés à la Physically Handicapped Welfare Association. Les traits tirés, les yeux injectés de sang, ils semblent éreintés. Rouben est revenu sur cet évènement tragique. « Comme tous les soirs, j’ai allumé une bougie pour dire ma prière. Par la suite, je me suis endormi et j’ai oublié de l’éteindre. Vers 1 heure du matin, alors que ma femme dormait à poings fermés, j’ai senti une forte odeur de fumée. Je me suis réveillé en sursaut. L’autre pièce était la proie des flammes. J’ai réveillé Marie-Josée. Je lui ai dit de se chausser rapidement pour qu’elle puisse se déplacer. En tentant de fuir, ma femme est tombée. J’ai eu tout juste le temps de la tirer hors de la maison et d’appeler à l’aide, avant que  le sinistre ne se propage dans la pièce. »

«Nou inn sov zis nou lavi»

Ce soir-là, le couple a pris du temps avant de réaliser ce qui leur est arrivé.  Il ne reste plus rien de la maisonnette. « Nou inn sov zis nou lavi », dira Rouben. Ils y perdent non seulement leur mobilier, appareils électroménagers, vêtements et argent, mais aussi tous leurs souvenirs, ces petits bibelots qui leur rappelaient les cadeaux d’anniversaire, ces vaisselles qui témoignaient de leur longue vie conjugale, ces papiers, photos.

Marie-Josée a plus de mal à s’exprimer. « Je suis retournée sur les lieux quelques jours plus tard. J’ai failli m’évanouir. » Elle est davantage affectée par la perte de ses souvenirs. « J’ai perdu mes photos de mariage », se désole-t-elle.  Cette maisonnette partie en fumée a une valeur inestimable pour ce couple. Si Rouben y habite depuis sa tendre enfance, pour Marie Josée elle représente la seule et unique maison qu’elle n’a jamais habitée. Abandonnée à l’hôpital par ses parents, après avoir été frappée par l’épidémie de polio, elle a été recueillie par un foyer. Par la suite, c’est à la Physically Handicapped Welfare Association qu’elle a rencontré Rouben. Après leur mariage en 1981, elle s’est installée chez lui, dans la maison qui aujourd’hui n’est plus.

Quant à Rouben, c’est à l’âge de 7 ans qu’il est devenu handicapé. « J’avais un gros abcès aux os. Il fallait régulièrement nettoyer l’infection et c’est comme cela que je suis devenu invalide. Le couple a deux enfants. « Nos enfants nous viennent en aide et l’un d’eux nous a hébergés, mais on veut vieillir ensemble dans notre maison », avance Marie Josée.  Et de lancer un appel à la générosité du public pour leur venir en aide. « Je veux mourir ici, là où j’ai passé les plus belles années de ma vie. Merci pour tout ce que vous pourrez faire pour nous. »

 

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