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Anoucheka Sweety Gangabissoon : elle libère et allège son âme à travers la poésie

Sa 5e collection de poèmes « Mirrors of my heart » lancée en juillet 2019.

Avec le train de vie que l’on mène, il est essentiel d’avoir un loisir, un passe-temps, voire un divertissement pour pouvoir évacuer son stress. C’est l’avis d’Anoucheka Sweety Gangabissoon, enseignante au primaire et poétesse.

Ce qui apaise son âme et son cœur, c’est l’écriture. À ses heures perdues, Anoucheka fait de la poésie sa distraction. C’est surtout une échappatoire lui permettant de s’exprimer librement. Si, au départ, l’idée était de se lancer dans l’écriture de contes et de romans, au final c’est la poésie qui a pris le dessus. 

À ce jour, Anoucheka a publié quatre recueils de poésie et un roman. ‘Mirrors of my heart’, son tout dernier recueil, a été lancé en juillet 2019. « La poésie s’est imposée à moi lors d’une période cyclonique. À ce moment-là, tout ce qui émanait de ma plume était de la poésie. J’ai ensuite réalisé que même si je pensais ne jamais pouvoir écrire des poèmes, au fait je suis une poétesse en toute simplicité, habitée d’une grande sensibilité », confie-t-elle. Devant une page vierge, le stylo à la main, Anoucheka déverse tout ce qu’elle a au plus profond d’elle. Loyale avec ses émotions, elle se transforme en un véritable livre ouvert, dénudée d’ego.

Grâce à la poésie, Anoucheka retrouve un bien-être fou. Elle se sent complètement apaisée. Ce qui lui permet de mieux accepter les choses et de poursuivre son chemin tranquillement. Une sensation qu’elle décrit comme un bienfait spirituel et mythique. « Je me suis toujours posée la question afin de savoir comment les vers traversaient ma pensée pour atterrir sur une page blanche. J’en suis convaincue que ma muse, c’est Dieu, peu importe sa forme ou sa manifestation. Quelques fois j’ai des doutes dans ma tête et j’y réponds à travers mes écrits », précise-t-elle.

Notre jeune poétesse est persuadée que la poésie a des bienfaits thérapeutiques sur l’homme et sur son mental. « Je pense que l’homme n’est complet que lorsqu’il est fait de devoir, de foi et d’un hobby. Écrire, en toute simplicité, nous permet de tout déverser et ainsi alléger notre âme. On se sent moins stressé et diminué de toute angoisse et libéré tant au niveau de notre corps que de notre esprit », explique-t-elle.

Rumi, le grand Shakespeare, Kabir ou Frost sont autant de poètes dont Anoucheka s’est inspirée tout au long de sa vie. Cependant, c’est par le biais de Skakinah, une de ses amies, qu’elle a atterri dans l’univers de la poésie. « C’est en essayant d’imiter mon amie qui écrivait de belles choses en français que j’ai découvert la poésie. Un jour, j’ai exprimé mon appréciation pour ses écrits en précisant que je voulais écrire mais que je ne pourrais jamais le faire. Elle m’a poussée à essayer. Et c’est comme ça que j’ai écrit mon premier texte. »

Si Anoucheka traite de nombreux thèmes, cependant ce qui la touche particulièrement c’est l’amour et tout ce qui tourne autour de ses émotions. «L’amour a un but. Je dois le glorifier. Même si je laisse un espace de liberté qui pourrait m’emmener à ma destruction. Je veux laisser mon empreinte dans ce monde pour qu’on se rappelle de moi comme une personne vivait un amour fort. De plus, même si vous n’avez pas une audience, le simple fait d’écrire sur ses états d’âme aide énormément. Cela pourrait même aider les jeunes qui souffrent de divers maux de la société. »

Une relation difficile

Par ailleurs, Anoucheka a déjà figuré dans de nombreux magazines littéraires tels que Destiny Poets ou Tuck’s Magazine et aussi ceux d’autres pays. Elle poste certains de ses poèmes sur le site Poetrysoup.com. « J’ai découvert ce site en 2011 alors que je faisais mes débuts dans l’écriture des poèmes. Regroupant des poètes amateurs du monde entier, c’est un site de poésie pour partager des poèmes et échanger les différentes façons d’écrire. »

Anoucheka a été également primée dans des compétitions. Son poème intitulé « In the absence of complication » est classé à la deuxième place lors du tout dernier concours auquel elle a participé. Son poème évoquait une relation amoureuse difficile.

Bref, le style d’Anoucheka Gangabissoon reste assez particulier. D’ailleurs, elle le qualifie de « Freeverses », un mélange de free style, composé de vers et des images. «J’encourage tous les Mauriciens à s’initier à l’art de l’écriture, que ce soit la poésie, le slam, les romans… » soutient-elle.

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