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Anne-Lise Babylone : sa tumeur au genou brise son rêve, mais forge son caractère

Ambassadrice de marque et mannequin sollicitée, Anne-Lise Babylone caressait le rêve de devenir un top model international. Mais ses espoirs ont été anéantis en 2020, quand elle apprend qu'elle souffre d'une tumeur au genou. Bien décidée à se reprendre en main, après une intervention chirurgicale majeure, la jeune femme de 21 ans goûte à nouveau un peu à sa vie d’avant. Désormais, elle avance pas à pas, doucement, mais sûrement.

Certes, ce n’est pas le mannequinat. Mais pour Anne-Lise, poser pour des séances photos dans le cadre d’un spot publicitaire, lui fait un bien fou. « Je me suis sentie revivre et à nouveau dans mon élément. Mais je sais que je dois oublier mon rêve de podiums internationaux. J’ai vendu tous mes talons aiguilles, car je sais que je ne pourrais plus les utiliser et je suis consciente que je ne vais plus reprendre les défilés », confie la jeune femme. « Je sais que je pourrais plus porter de talons hauts. D'ailleurs je n'ai plus peur de la maladie ou de me retrouver à nouveau avec des béquilles », ajoute -t-elle.

La jeune femme a renoncé à son rêve de fouler un catwalk international.
La jeune femme a renoncé à son rêve de fouler un catwalk international.

Au-devant de la scène dès son plus jeune âge, Anne-Lise a suivi les pas de sa grande sœur dans le mannequinat afin de se faire de l'argent de poche. En tant que jeune femme indépendante, elle décroche un emploi après une semaine de recherche. « Je voulais travailler pour pouvoir m'amuser et sortir », indique-t-elle. En parallèle, elle entend parler de cours dans le domaine culinaire et s’inscrit. C’est ainsi qu’elle a jonglé entre ses études et ses activités professionnelles.

Elle s’est faite opérée d’une tumeur  au genou l’année dernière.
Elle s’est faite opérée d’une tumeur au genou l’année dernière.

Tout allait très bien pour elle, mais pendant des vacances, en octobre 2020, elle est prise d'une douleur insoutenable au genou. « Cela faisait plus de deux mois que j’avais cette douleur qui s'intensifiait. Je l’ai attribué au fait que je bougeais trop. De plus, mon genou était souvent gonflé », raconte Anne-Lise.  « Durant cette semaine-là, j'avais décidé de travailler sur mon plan d'entreprise pour me lancer dans la pâtisserie, un autre de mes rêves », relate Anne-Lise. Quand la douleur est devenue insoutenable, elle s’est rendue à la clinique, accompagnée de sa sœur, pour des tests et des radiographies. « J'ai demandé à faire une IRM. Ensuite, le médecin nous a annoncé que c’était une tumeur. J’ai tout de suite pensé au pire, notamment à la mort. J’avais tant de plans pour l’avenir et tout s’est écroulé en une fraction de seconde », confie la jeune femme. Pourtant, armée de courage, elle décide d'annuler son congé et se rend au travail, afin de ne pas inquiéter ses proches. 

Quand elle sollicite un deuxième avis médical, elle apprend qu'il est nécessaire de faire une biopsie en Inde.  « Ma famille n’avait pas les moyens financiers. Par la suite, j’ai compris qu’il fallait entamer des démarches auprès de l'hôpital pour que mon opération soit prise en charge. Tout s'est passé très vite. Je voulais seulement savoir si la tumeur portait des traces de cancer », relate Anne-Lise qui décide de mettre sa vie entre parenthèses.

Le 21 novembre dernier, elle prend l'avion pour l'Inde, la peur au ventre. « En sortant de chez moi, à Albion, mes voisins au courant de la situation ont tenté de me rassurer. Malgré tout, durant le trajet jusqu’à l'aéroport, je n'ai pas arrêté de pleurer. Je pensais que c'était un cauchemar et je me demandais sans cesse si j'allais un jour pouvoir remarcher », confie-t-elle.

Anne-Lise a lancé son petit business de pâtisserie, Manz ar babylone.
Anne-Lise a lancé son petit business de pâtisserie, Manz ar babylone.

Les docteurs ébahis devant ses progrès

Une fois en Inde, elle reprend courage en se disant que c'est une étape dans sa vie. « Après de nombreux tests et la biopsie, le résultat est revenu négatif. Le personnel médical m’a indiqué qu'il allait refaire la biopsie, cette fois sous anesthésie locale », se souvient Anne-Lise. Au bout de deux jours, elle apprend que sa tumeur n’est pas cancéreuse et qu'elle allait se faire opérer. « Mais, le soir de l’opération, je n'avais pas de sensation dans mon genou et les médecins ne sentaient plus ma tension des pieds. Je souffrais atrocement et on m'a donné de nombreux antidouleurs. J'ai compris que c'est une vis qui bloquait une des artères du genou et j’ai subi une nouvelle opération d’une durée de cinq heures ». Dès le lendemain, elle entame sa rééducation et suit plusieurs sessions de physiothérapie.

Elle est restée en Inde du 21 novembre au 18 décembre 2020. À son retour à Maurice, la jeune femme a célébré Noël et le Nouvel An en quarantaine. « Certains jours, je ne voulais parler à personne et ma maman s’est montrée très compréhensive », révèle Anne-Lise qui se remettait rapidement de son opération. Elle retrouvait ses repères et son autonomie et ses docteurs ont été surpris de la voir abandonner ses béquilles aussi vite. « J’ai repris confiance en moi, même si pas mal de choses ont changé dans ma vie. Il fallait que je me reprenne en main », souligne-t-elle.

La pâtisserie, son rempart 

Anne-Lise poursuit sa passion pour la pâtisserie à travers son entreprise, « Manz ar babylone », lancée récemment. Pour s’occuper, elle prend des commandes les week-ends. « Comme je ne peux pas travailler, j’essaie de dépenser mon énergie dans ma pâtisserie et mettre en pratique ce que j’apprends dans mes cours. Je confectionne des cheesecake, muffins, cupcakes, entre autres ». 

Pour Anne-Lise, même après être passée par cette période pénible, elle se dit prête à reprendre les béquilles, si cela doit arriver. « Mais je vais rester forte. Je sais que Dieu donne ses plus durs combats à ses soldats les plus valeureux ».

 

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