Ankush Dussoruth : courir de Bois-Pignolet à Plaisance pour fuir le stress
Par
Defimedia.info
Par
Defimedia.info
Courir pour respirer, courir pour survivre au stress. Ankush Dussoruth, 22 ans, passionné de sport, s’est lancé un défi hors du commun : relier sa localité de Bois-Pignolet, Terre-Rouge, à l’aéroport de Plaisance en courant. Le samedi 24 janvier dernier, cet étudiant en psychologie et ressources humaines à l’Université Curtin, à Telfair, a parcouru 50 km en 5 h 31.
Habitué aux marathons, le jeune homme ne disposait que de son mental, de sa bouteille d’eau et d’une application mobile pour calculer la distance parcourue. Sa destination initiale était Grand-Bassin, mais porté par sa détermination, il a finalement décidé d’aller encore plus loin.
Derrière cet exploit sportif se cachait avant tout un objectif personnel : s’extraire d’un profond stress.
Toutefois, tout au long de son parcours, Ankush a été confronté à une réalité inquiétante : des seringues usagées sur les bordures de route et des conducteurs sous l’influence de la drogue.
À travers son témoignage, Ankush Dussoruth ne souhaite pas seulement mettre en lumière sa performance sportive, mais aussi adresser un message fort aux jeunes, en particulier à ceux en détresse psychologique. Selon lui, il existe toujours une solution pour se remettre sur les rails, et il est essentiel d’éviter à tout prix les fléaux qui gangrènent la société. Il tient également à attirer l’attention sur la santé mentale des hommes, une réalité encore trop souvent ignorée ou stigmatisée. Beaucoup souffrent en silence, faute d’écoute et de soutien, n’ayant personne à qui parler. Il insiste également sur l’importance de la discipline comme moteur de changement.
Déterminé à repousser encore ses limites, Ankush Dussoruth vise désormais un ultramarathon de 100 km.
Fabrina Louison