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Anil Bachoo : «Aucune défaillance à la Santé»

Par Azeem Khodabux
Publié le: 11 July 2026 à 18:00
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Anil Bachoo

Réagissant aux questions soulevées dans l’affaire Jean-Noël Thomas, le ministre de la Santé, Anil Bachoo, rejette toute défaillance des services hospitaliers et réfute les allégations de trafic de cadavres. Il attribue le retard dans la remise du corps à l’enquête menée pour identifier le défunt et retrouver ses proches.

Comment expliquez-vous le délai dans la remise du corps à la famille ?
Tout d'abord, je tiens une nouvelle fois à présenter mes sincères condoléances à la famille de Jean-Noël Thomas. Il s'agit d'une affaire profondément triste et je comprends pleinement la douleur et la détresse exprimées par sa sœur et ses proches.

Comme je l'ai indiqué à l'Assemblée nationale, sur la base des informations dont je dispose, le délai dans la remise du corps à la famille ne résulte d'aucune défaillance du ministère de la Santé et du Bien-être ni des services de la morgue hospitalière.

Au moment de son décès, M. Jean-Noël Thomas était connu comme une personne sans domicile fixe. Aucun proche ne lui avait rendu visite durant son hospitalisation et les services concernés ne disposaient d'aucune information permettant d'identifier ou de contacter sa famille. La police a donc dû mener une enquête afin d’établir formellement son identité et de retrouver ses proches. Cette enquête, qui s’est étendue sur plusieurs mois, relevait de la police dans le cadre de ses attributions légales et ne dépendait pas du ministère de la Santé et du Bien-être. Ce sont ces démarches qui ont entraîné le maintien prolongé du corps à la morgue avant sa remise à la famille.

Que répondez-vous concernant la plainte liée à l'odeur du corps ?
S’agissant de la plainte relative à une odeur au moment de la remise du corps, il est important de s’en tenir aux faits scientifiques. La décomposition commence naturellement peu après le décès sous l’effet combiné de l’autolyse, c’est-à-dire la dégradation des tissus par les enzymes du corps, et de la putréfaction bactérienne. Même conservé entre 2 et 4 °C, un corps continue progressivement à se décomposer, car la réfrigération ralentit ces phénomènes sans les arrêter complètement.

Après plus de huit mois de conservation, des changements post-mortem tels que la dégradation des tissus, la décoloration, la déshydratation et l’apparition d’odeurs peuvent donc survenir.

Les morgues hospitalières disposent-elles d'un protocole pour la conservation et la remise des corps ?
Je rappelle également que les morgues hospitalières sont conçues pour la conservation à court terme des dépouilles, dans l'attente de leur identification, de l'achèvement des procédures médico-légales ou de leur remise aux proches. Elles fonctionnent selon un protocole établi, que j'ai d'ailleurs déposé à l'Assemblée nationale.

Que répondez-vous aux allégations de prétendu « trafic de cadavres » ?
En ce qui concerne les allégations de prétendu « trafic de cadavres », je réaffirme qu'à ce jour, le ministère de la Santé et du Bien-être n'a connaissance d'aucun cas de cette nature. Aucune plainte ni information crédible en ce sens ne nous a été communiquée.

Bien au contraire, le fait que le corps de M. Jean-Noël Thomas, alors connu comme une personne sans domicile fixe, soit demeuré à la morgue pendant plus de huit mois, alors qu’aucun proche ne lui avait rendu visite durant son hospitalisation et qu’aucun membre de sa famille ne s’était présenté pour réclamer sa dépouille, est difficilement compatible avec les allégations de prétendu « trafic de cadavres ».

Il est profondément irresponsable de lancer de telles allégations sans le moindre élément de preuve. Si une personne, qu'elle soit députée ou simple citoyenne, détient des preuves ou même des informations crédibles concernant des faits aussi graves, son premier devoir est d'en informer immédiatement la police afin qu'une enquête puisse être menée.

Ces questions ne doivent en aucun cas être utilisées à des fins politiques.
 

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