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Amendements à l’IBA - Arvin Boolell : «Cette loi mérite la poubelle de l’histoire»

Le Parti travailliste soutient pleinement toute démarche contre les amendements à l’IBA Act, approuvés par le Parlement, lors de sa séance de mardi dernier. « Cette loi mérite la poubelle de l’histoire », dira Arvin Boolell, chef de file du Parti travailliste (PTr) à l’Assemblée nationale lors d’une conférence de presse vendredi.

Le député travailliste demande au gouvernement de « cesser les arrestations arbitraires » et de ne pas utiliser « l’état d’urgence sanitaire pour passer des lois absurdes et scélérates avec un certificat d’urgence. L’objectif est clairement la vengeance ». Pour lui, la devise de Pravind Jugnauth est : « Si vous n’êtes pas avec moi, vous êtes contre moi ». Avec le pays qui est « en état de guerre contre la Covid-19, la priorité du Premier ministre ne devrait surtout pas être de passer des lois pour restreindre la liberté d’expression ».

Arvin Boolell déplore que la Public Gathering Act ait été utilisée pour arrêter des participants au mouvement de mardi dernier devant le Parlement. Cela, « alors qu’il n’y avait aucune raison de le faire. Ils ont manifesté dans le respect de la loi et en appliquant la distanciation sociale. Cette loi est utilisée pour plaire au MSM et surtout à Pravind Jugnauth. Je dis au gouvernement d’arrêter ces arrestations arbitraires pratiquées depuis 2015. Nous sommes parmi les 10 pays qui ont été décrétés comme étant autocratiques », dit Arvin Boolell. Et d’ajouter qu’on « ne veut pas qu’il y ait empiètement sur liberté de la presse et sur la liberté d’expression ».

« Heureusement qu’il y a le rempart de la Cour suprême, poursuit-il. S’il le faut, nous irons devant le Conseil privé et s’il le faut, nous saisirons même l’United Nations Human Rights Committee. On le fera au nom de la population mauricienne et au nom de la bonne marche de la démocratie ».

Le chef de file du Parti travailliste soutient que l’objectif est de « tout contrôler ». Selon lui, on assiste aujourd’hui à « une répétition de 1984 quand le gouvernement MSM était venu avec la Newspaper & Periodicals Act qui voulait mettre au pas la presse écrite ». « Aujourd’hui, c’est la même chose pour l’audiovisuel. C’est le droit fondamental de la liberté d’expression, de la liberté de la presse et du respect des institutions qui vole en éclats », soutient le député rouge.

Arvin Boolell déplore aussi que « deux institutions qui sont censées être indépendantes, à savoir l’Independent Broadcasting Authority (IBA) et l’Information & Communication Technologies Authority (ICTA) ne le sont pas ». Il pointe du doigt le président de la République qui est le garant de la Constitution.
 

 

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