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Ameenah Gurib-Fakim :  «2019 a bien débuté»

L'ex-présidente de la République a affiché la bonne humeur après les travaux de la Commission d'enquête présidée par le juge Asraf Caunhye en Cour Suprême ce jeudi 17 janvier

Aux membres de la presse qui l'ont interrogée, Ameenah Gurib-Fakim leur a lancé : « Bonne année à tout le monde ». 

Souriante, elle a déclaré à une question d'un journaliste qu'elle «a passé une très bonne année et que 2019 commence bien». 

Depuis que la Commission d'enquête a démarré ses travaux, Ameenah Gurib-Fakim fait profile bas à chaque comparution. 

Si son ancien secrétaire à la State House, Dass Appadu s'est une nouvelle fois dédouané d'être proche de l'équipe Sobrinho, jetant tout le blâme sur Ameenah Gurib-Fakim, celle-ci n'a pas manqué d'esquisser un sourire lors de l'audience de ce jeudi. Un air décontracté qui a suscité la curiosité de ceux présents dans la salle d'audience. 

Cette Commission d’enquête devra faire la lumière sur les circonstances dans lesquelles l’ex-présidente de la République avait mis sur pied une commission d’enquête sur l’affaire Alvaro Sobrinho le 16 mars alors qu’elle était toujours en poste à la State House. La commission devra aussi enquêter sur le non-respect de la Constitution et des provisions de la loi lors de la mise sur pied de la commission d’enquête nommée par Ameenah Gurib-Fakim. 

La Commission d’enquête devra établir s’il y a eu usurpation de pouvoir de l’Exécutif de la part d’une personne qui a agi seule ou de concert avec d’autres personnes, pour nommer la commission d’enquête en violation de la Constitution. 

Elle devra aussi faire la lumière sur l’implication directe ou indirecte de toute personne, incluant tout membre de la profession légale, dans la mise sur pied de la commission nommée par Ameenah Gurib-Fakim.

Présidée par le Puisne Judge Asraf Caunhye, qui est épaulé par les Puisne Judges Nirmala Devat et Gaitree Jugessur-Manna, la Commission d’enquête devra également faire des recommandations sur la suspension ou la révocation d’un président de la République ou d’un vice-président, en conformité avec les dispositions tombant sous le chapitre IV de la Constitution afin d’assurer le bon fonctionnement des institutions.