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Ambiance : Subron répond à Lesjongard en rappelant ses combats syndicaux

Par Jean-Marie St Cyr
Publié le: 1 July 2026 à 13:00
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« Sa mo zafer, mwa ki deside ki mo fer », a lancé Ashok Subron au Parlement.
« Sa mo zafer, mwa ki deside ki mo fer », a lancé Ashok Subron au Parlement.

À l’Assemblée nationale, la Private Notice Question du leader de l’opposition Joe Lesjongard sur la réforme de la pension de vieillesse a viré au règlement de comptes. Ce qui a forcé la Speaker Shirin Aumeeruddy-Cziffra à plusieurs rappels à l’ordre.

L’hémicycle retenait son souffle avant même que la question ne soit posée. Tout le monde savait que le terrain était miné : une semaine de débats budgétaires houleux, des syndicalistes contre la réforme de la pension de vieillesse, et face à face, deux hommes qui se connaissent par cœur : Joe Lesjongard et Ashok Subron. Le ministre de la Sécurité sociale en kurta noire et pantalon blanc attendait pour répondre à ses détracteurs.

Dès les premiers échanges, le ton est donné. Joe Lesjongard tente des questions supplémentaires déguisées en opinion. La Speaker Shirin Aumeeruddy-Cziffra tranche sèchement, appuyée par un chœur de voix ministérielles : Gavin Glover, Shakeel Mohamed, Patrick Assirvaden, Reza Uteem, tous massés derrière leur collègue. « Not allow by standing order », répète-t-on de toutes parts.

Ashok Subron se lance, en se frappant presque la poitrine, retraçant ses années de lutte syndicale contre le démantèlement du National Pension Fund et du Portable Retirement Gratuity Fund (PRGF) du gouvernement précédent. Le ministre s’échauffe, multiplie les références à lui-même, ce qui lui vaut une pique assassine de Paul Bérenger, lâchée du bout des lèvres : « I, I, I ».

« Arnaque du siècle »

Mais Ashok Subron ne se laisse pas démonter. Interrompu de temps à autre, il rétorque en kreol, cinglant, presque amusé de sa propre répartie. L’hémicycle frémit. La tension monte d’un cran quand il évoque ses manifestations passées. « Sa mo zafer, mwa ki deside ki mo fer », lance-t-il, le menton levé, avant de qualifier le passage du NPF à la CSG d’« arnaque du siècle ».

En face, l’agacement se lit sur les visages. Joanna Bérenger murmure que le ministre règle ses comptes avec d’anciens camarades syndicalistes plutôt que de répondre. Le whip Adrien Duval, lui, soupçonne une manœuvre pour épuiser le temps de parole et étouffer les questions supplémentaires.

Acculé, Ashok Subron hausse le ton « si to anvi koze mo ale mwa » avant d’ajouter plus tard « I don’t have blood on my hand » quand le leader de l’opposition lui demande s’il est conscient qu’il est le ministre le plus mal aimé de ce pays. « Ça c’est vraiment inacceptable », avance alors la Speaker Shirin Aumeeruddy Cziffra.

Il a fallu attendre la fin du temps accordé à la Private Notice Question pour que l’hémicycle retrouve son calme.

 

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