Ally Royals reste en détention policière
Par
Defimedia.info
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Ally Moortooza Boolaky, plus connu sous le nom d’Ally Royals, a de nouveau comparu devant le tribunal de Flacq ce mardi après-midi dans le cadre de sa demande de remise en liberté sous caution.
L’examen de la motion a été renvoyé. Le jeune homme devra ainsi comparaître à nouveau le vendredi 22 mai à 13 heures, date à laquelle les représentants de la Financial Crimes Commission (FCC) et la défense feront le point sur l’état d’avancement de l’enquête. L’audience consacrée à sa demande de remise en liberté sous caution est, quant à elle, fixée au 27 mai.
Ally Royals est représenté par Collendavelloo Chambers.
Âgé de 23 ans et habitant Médine, Camp-de-Masque, Ally Moortooza Boolaky a été arrêté dans le cadre d’une enquête de la FCC. Il lui est reproché d’avoir, en juillet 2023, obtenu une somme d’argent d’une personne à qui il aurait promis de faciliter l’obtention d’un avantage auprès d’un organisme public. Les faits allégués relèvent de l’article 10 de la Prevention of Corruption Act (PoCA).
Selon les enquêteurs, une somme de Rs 75 000 aurait été versée afin de faciliter l’obtention d’un transformateur du Central Electricity Board (CEB) pour Josian Deelawon. Pour rappel, ce dernier est l’homme chez qui Rs 114 millions avaient été découvertes à Pointe-aux-Canonniers en février 2025. Il avait par la suite affirmé que cet argent lui avait été confié par des intermédiaires agissant pour l’ancien Premier ministre, Pravind Jugnauth.
Dans le cadre de cette enquête, la FCC a procédé à l’analyse des appareils électroniques et des données informatiques de Josian Deelawon. Les enquêteurs affirment y avoir découvert des échanges entre ce dernier et Ally Royals, faisant état d’une demande de Rs 75 000 destinée à faciliter certaines démarches auprès du CEB pour l’installation d’un transformateur. Selon la FCC, cette transaction aurait effectivement eu lieu.
Par ailleurs, les enquêteurs examinent également une seconde transaction financière impliquant Ally Royals. Celle-ci serait liée à une promotion au sein d’une entreprise appartenant à l’État.
L’enquête se poursuit.