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Allégations d’ingérence : du rififi au conseil d’administration du Civil Service College

Des fonctionnaires à l’occasion d’une formation au Civil Service College.

Lors d’une réunion du conseil d’administration du Civil Service College, un représentant du gouvernement aurait dit que dorénavant, toute transaction financière doit passer par le ministère concerné avant de pouvoir être approuvée. Pour les syndicalistes Narendranath Gopee et Radhakrishna Sadien, aucune ingérence dans le fonctionnement du collège ne sera tolérée. 

Les relations sont plutôt tendues en ce moment au sein du conseil d’administration du Civil Service College pour dire le moins. Jeudi dernier, la réunion du Board s’est d’ailleurs terminée en eau de boudin. Elle s’est soldée par le « walk-out » des syndicalistes Narendranath Gopee et Radhakrishna Sadien, respectivement président de la State Employees’ Federation et de la National Trade Union Confederation. Au cœur du litige : une tentative de mainmise du gouvernement sur le conseil d’administration, selon les syndicalistes.

« Même si l’État est son seul actionnaire, le Civil Service College est une société privée. Son conseil d’administration est indépendant et il est primordial qu’il le reste », plaide Narendranath Gopee. Pour ce dernier, la transparence doit primer par-dessus de tout.

Il nous revient que lors de la réunion, un des représentants du gouvernement aurait dit que dorénavant, toute transaction financière doit d’abord passer par le ministère concerné avant de pouvoir être approuvée. Cette position est jugée inacceptable par plusieurs membres du Board. D’autant plus que la question avait déjà été abordée lors d’une précédente réunion. Un avis légal avait alors été recherché auprès du State Law Office qui a confirmé l’indépendance du conseil d’administration en se reposant sur plusieurs clauses de la Companies Act.

« Nous n’avons aucune directive à prendre du gouvernement », insiste Narendranath Gopee. La version de ce dernier est confirmée par un autre membre du conseil d’administration. « Plusieurs membres du Board n’étaient pas d’accord avec la position du représentant du gouvernement. Il n’est pas question que celui-ci s’ingère dans le fonctionnement du collège », dit celui-ci. 

Harry Ganoo, président du conseil d’administration, n’était, pour sa part, pas joignable pour commenter la situation au Civil Service College. Au niveau des syndicalistes, on insiste qu’une démission n’est pas à l’ordre du jour. « Il n’est pas question de quitter le Board », dit Narendranath Gopee.

Une nouvelle réunion du conseil d’administration devrait se tenir en décembre. En attendant, la question de savoir si le ministère a le droit ou non d’exiger de passer d’abord par lui sur certaines questions traitées par le Board devrait une nouvelle fois être envoyée au State Law Office.

Le Civil Service College a vu le jour en 2014. Sa mission est de proposer des formations aux fonctionnaires, aux employés des organismes parapublics et aux entreprises de l’État.

 

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