Allégations de séquestration et d’attentat à la pudeur sur mineure : un pilote britannique autorisé à quitter Maurice pour préserver son emploi
Par
Defimedia.info
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Patrick Andrew Bogliatto, un pilote britannique, a été autorisé à quitter le territoire mauricien afin de reprendre son activité professionnelle à l’étranger. Cette décision a été prononcée le 1er juin 2026 par le tribunal de Mapou.
Les conditions imposées par la Cour sont les suivantes : le pilote devra fournir une caution de Rs 50 000 et déposer un bien en garantie. Il devra également se présenter de nouveau en Cour le 7 septembre 2026.
Arrêté le 8 janvier 2026, il fait face à une accusation provisoire de séquestration et d’attentat à la pudeur sur une mineure de 17 ans.
Dans sa plainte, l’adolescente avait allégué avoir été séquestrée et victime d’attouchements. Les faits se seraient produits le 7 janvier 2026 au domicile du pilote, à Bain-Bœuf, en présence de l’épouse de ce dernier.
Dans sa requête, le pilote avait sollicité l’autorisation de se rendre à Nice, via Dubaï, du 2 juin au 4 septembre 2026, pour des raisons professionnelles. La police s’y était opposée, invoquant un risque de fuite.
Selon le sergent Somaroo, affecté au poste de police de Grand-Baie, l’enquête policière a été complétée et le dossier transmis au bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP) pour avis. Selon la police, le pilote exerce une profession qui l’amène à voyager à travers le monde, ce qui augmenterait les risques de fuite afin d’échapper à une lourde peine en cas de verdict de culpabilité.
Pour sa part, Patrick Andrew Bogliatto a expliqué qu’il est l’unique soutien financier de sa famille et qu’il travaille comme commandant de bord pour une compagnie de fret aérien basée en Azerbaïdjan.
Selon ses dires, son absence prolongée mettait son emploi en péril. Il a également affirmé être établi à Maurice depuis 2011 et détenir un permis de résidence permanent.
Dans sa décision, le magistrat Akshay Kumar Nundloll a noté qu’aucune indication n’avait été donnée quant à la date à laquelle une accusation formelle pourrait être logée. Empêcher le pilote de reprendre son activité professionnelle pendant une période indéterminée risquerait, selon le magistrat, de le priver de sa principale source de revenus. D’où la décision de l’autoriser à voyager.
Ledweena Ramasawmy-Mohun