Mise à jour: 19 janvier 2026 à 15:58

Allégations de perquisition illégale et poursuite malveillante : Ivann Bibi réclame Rs 250 millions à l’Etat

Par Defimedia.info
Image
Ivann Bibi 190126

Rs 250 millions. C’est le montant réclamé par l’activiste politique Ivann Bibi devant la Cour suprême contre le Commissaire de Police et l’État, pour ce qu’il qualifie de perquisition illégale, arrestation abusive et poursuite malveillante. La plainte, déposée le 16 janvier, par son avoué Me Kaviraj Bokhoree sous les instructions de Me Saulick , fait suite à une opération policière menée à son domicile à Vacoas, survenue, selon lui, sans mandat, quelques heures après qu’il a porté plainte contre le Premier ministre d’alors.

Dans sa plainte en civil, Ivann Bibi retrace une série d’événements qu’il estime constituer des abus de pouvoir, des violations de ses droits constitutionnels et une poursuite malveillante. Il affirme que tout aurait commencé le 17 janvier 2024, lorsqu’il a porté plainte au poste de police de Vacoas contre le Premier ministre d’alors, Pravind Jugnauth, pour une infraction présumée à l’ICTA liée à de supposées fake news concernant la démission du directeur de la station météorologique.

Selon le plaignant, douze heures après le dépôt de cette plainte, des policiers de l’ADSU, communément appelée la Flying Squad, se seraient rendus à son domicile à Vacoas sans mandat de perquisition. Il soutient qu’une dizaine de policiers étaient présents et qu’un document lui aurait été montré sans qu’il puisse clairement identifier un cachet officiel de la police.

Lors de cette perquisition et de son arrestation subséquente, trois joints ainsi qu’un sachet contenant 0,98 gramme de cannabis auraient été saisis à son domicile. La valeur marchande de la drogue est estimée à Rs 3 400. Ivann Bibi conteste les circonstances de cette opération et allègue que des éléments auraient été plantés par la police.

Dans le document, il met également en cause le retard prolongé dans la production des rapports médico-légaux de l’ADN et des empreintes digitales, malgré deux ordonnances de la cour. Ces rapports auraient finalement démontré, selon lui, qu’aucune de ses empreintes ni son ADN ne figuraient sur les objets saisis.

Estimant que ses droits fondamentaux, garantis par la Constitution, ont été bafoués — notamment son droit à la liberté, à la dignité, à la vie privée, Ivann Bibi réclame réparation devant la plus haute instance judiciaire du pays. L’affaire sera appelée le 19 février, permettant aux représentants des défendeurs de donner la réplique.

Nafiisah Peerbaye

Publicité
À LA UNE
defi quotidien