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Allégations de malversation : l’Icac enquête à la Wastewater Management Authority

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Les enquêteurs de l’Independent Commission against Corruption (Icac) ont, ces derniers jours, investi les locaux de la Wastewater Management Authority (WMA) situés dans l’enceinte de Celicourt Tower à Port-Louis. Ils se sont emparés d’une série de documents liés à l’achat de pièces de rechange de quelques millions de roupies. Leur démarche fait suite à des allégations de malversation financière et de connivence entre un ancien Mechanical Engineer de l’organisme et des fournisseurs.

L’affaire remonterait à 2015. L’ingénieur avait durant cette année-là fait l’objet d’une suspension. Il avait comparu devant un comité disciplinaire car la nouvelle administration de la WMA soupçonnait de corruption huit Senior Officers, en l’occurrence un Divisional Manager, un Senior Engineer, un Electrical Engineer et cinq autres officiers.

Peu de temps après sa suspension, le Mechanical Engineer avait soumis sa lettre de démission. Cinq de ses collègues avaient reconnu leurs torts et avaient ainsi eu droit à des severe warnings. Les deux autres officiers font, quant à eux, toujours l’objet d’une enquête interne. Un rapport est d’ailleurs attendu d’ici la fin de l’année.

La démission du Mechanical Engineer n’a cependant pas empêché la commission anticorruption d’ouvrir une enquête. Selon nos recoupements, c’est l’achat d’équipements et la supposée connexion de l’ingénieur avec des fournisseurs qui intéresserait les enquêteurs de l’Icac. Une source de la WMA explique que la direction avait dès 2015 constaté que l’acquisition de plusieurs pièces de rechange était douteuse, car nul n’arrivait à justifier ces achats.

Contacté, Sulaiman Hansrod, Chairman de l’organisme, se réjouit de l’ouverture de l’enquête de la commission anticorruption. « Cette démarche vient nous donner raison. Nous avons dès 2015 appliqué une série de mesures disciplinaires. C’était tout à fait justifié bien qu’on nous accusait de faire de la répression », avance le président du conseil d’administration de la WMA.

Outre les mesures disciplinaires prises contre les huit cadres de l’organisme, cinq Senior Officers de l’organisme ont été convoqués devant un comité disciplinaire. Parmi : une comptable qui avait participé à un Bid Evaluation Committee. Cette dernière faisait l’objet d’accusations de négligence, mais elle a par la suite reconnu ses torts. Elle s’en est sortie avec un sévère avertissement. Pour ce qui est des quatre autres officiers, il leur est reproché d’avoir mal fait leur travail sur plusieurs sites.