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Allégations de maltraitance à la Twaha Academy : un mandat d’« Arrest Upon Arrival » émis contre le mufti Peerboccus

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 14 avril 2026 à 11:00
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ALLÉGATIONS DE MALTRAITANCE D’ENFANTS AU TWAHA ACADEMY  Azhar Peerbocus aurait déjà fui le pays

Le filet se resserre autour du mufti Azhaar Peerboccus, désormais visé par un avis d’« Arrest Upon Arrival » émis par la Brigade pour la protection de la famille de l’Eastern Division, qui a saisi le Passport & Immigration Office afin de procéder à son arrestation dès son retour à Maurice et d’en informer immédiatement la police de l’Est. En parallèle, la cellule Interpol du Central Criminal Investigation Department (CCID) a sollicité Interpol International pour localiser le religieux, parti le 1er avril à bord du vol SA191 à destination de Johannesburg.

Dans la foulée, deux nouvelles plaintes pour agression physique ont été enregistrées ce week-end, portant à cinq le nombre total de plaignants visant l’ex-principal du Twaha Academy Secondary Boarding School, à Pont Lardier, Bel-Air-Rivière-Sèche. Les nouveaux plaignants évoquent des violences corporelles alléguées.

Face à la gravité des accusations, les Casernes centrales ont ordonné l’audition individuelle de tous les élèves de l’établissement, qui accueille 15 garçons de Grade 7 à Grade 11. La Brigade pour la protection de la famille encadrera ces auditions afin de libérer la parole des adolescents et corroborer les dénonciations, dont certaines évoquent des incitations à fumer suivies de malaises.

L’enquête a pris une nouvelle dimension avec un enregistrement audio versé au dossier, dans lequel le mufti aurait demandé à un élève de taire certains faits contre promesse d’argent, notamment : « Mem si to gagn bate, bann-la met presion lor twa to dir non. »

Le scandale, révélé fin mars, avait déjà conduit à la révocation du religieux, avant sa fuite le 1er avril.

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