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Allégations de maltraitance à la Twaha Academy : Interpol sollicitée pour retrouver le mufti Peerbocus en Afrique du Sud

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 13 avril 2026 à 14:30
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ALLÉGATIONS DE MALTRAITANCE D’ENFANTS AU TWAHA ACADEMY  Azhar Peerbocus aurait déjà fui le pays

Dans le sillage des révélations ayant secoué la Twaha Academy Boarding School, la nature des plaintes pour maltraitance et agressions visant le mufti Azhar Peerbocus se trouve désormais au cœur d’une enquête approfondie menée par la Brigade pour la protection de la famille. À ce stade, cinq plaintes formelles avaient déjà été enregistrées auprès de la police en date de vendredi, déclenchant une mobilisation des autorités afin de faire toute la lumière sur cette affaire jugée particulièrement sensible.

Les enquêteurs prévoient d’entendre 15 élèves fréquentant l’établissement. Une liste a été finalisée en fin de semaine et ces étudiants seront appelés à livrer leur version des faits. L’objectif est de recouper les témoignages, d’établir les circonstances exactes des faits allégués et de déterminer s’il existe un schéma récurrent de maltraitance ou d’agressions.Entre-temps, le principal suspect, Azhar Peerbocus, a quitté le territoire. Selon les informations disponibles, il a pris la direction de l’Afrique du Sud avec un billet aller simple. Face à cette situation, les autorités ont alerté Interpol afin de faciliter sa localisation, tandis que les autorités sud‑africaines ont également été informées dans le cadre de cette enquête désormais à portée internationale.

Les allégations recueillies jusqu’ici sont décrites comme graves et préoccupantes. L’une des victimes affirme notamment avoir été contrainte de consommer un produit sous forme de cigarettes, dans des circonstances qui restent à éclaircir. Le même témoin soutient également avoir été enfermé de force dans la chambre du religieux durant la nuit, des déclarations qui renforcent l’urgence et la délicatesse des investigations en cours.

Par ailleurs, les enquêteurs s’intéressent de près à la circulation d’une bande sonore qualifiée de troublante. Dans cet enregistrement, une voix soupçonnée d’être celle d’Azhar Peerbocus tenterait de convaincre un élève de fournir de faux témoignages en échange d’une somme de Rs 1 000. L’authenticité de l’audio ainsi que l’identité de la voix devront toutefois être confirmées par des analyses techniques.

À ce stade, la priorité des enquêteurs demeure la vérification de la nature exacte des actes dénoncés, de même que l’évaluation de la crédibilité des témoignages recueillis. L’affaire continue de susciter de vives inquiétudes, alors que les autorités s’attachent à établir les faits et à situer les responsabilités dans le respect du cadre judiciaire.                                               

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