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Allégations de harcèlement sexuel : cinq adolescentes transférées à un autre shelter

police de rose hill Les officiers du poste de police de Rose-Hill, qui avaient initié une enquête sur cette affaire, auraient commencé à interroger les ex-pensionnaires, à tour de rôle, en présence des membres de la CDU.

Cinq adolescentes, âgées de 15 à 17 ans, allèguent avoir été victimes d’agression verbale et de harcèlement sexuel dans un abri pour enfants. Des officiers de la Family Welfare & Protection Officer (FWPO), la Child Development Unit (CDU) et la police ont ouvert une enquête.

L’affaire remonte au lundi 6 août. Cinq pensionnaires d’un abri pour enfants allèguent avoir été victimes de harcèlement sexuel. Les jeunes filles se sont d’abord confiées à la direction du Shelter avant de relater les faits à une employée de la FWPO. Les présumées victimes ont indiqué que cinq garçons, âgés de sept à 10 ans, auraient eu des gestes obscènes et les auraient agressées verbalement.

La force policière a été sollicitée pour sensibiliser les jeunes pensionnaires. Trois policiers se sont rendus sur les lieux dans la soirée du lundi pour attirer l’attention des garçons sur ces délits. Cette session de sensibilisation a eu lieu en présence des officiers de la FWPO et du Shelter Manager. Cependant, un des jeunes, âgé de huit ans, a été conduit dans un établissement hospitalier à Beau-Bassin pour y recevoir des soins, sous les instructions de la CDU.
Quant aux adolescentes, elles ont exprimé le souhait d’être transférées à un autre abri. Les officiers de l’Alternative Care Unit (ACU) du ministère de tutelle ont décidé de les placer dans un autre shelter, où elles seront suivies par des psychologues.

Rapport bouclé

Par ailleurs, il nous revient que l’Ombudsperson for Children aurait bouclé son rapport sur l’enquête concernant les shelters La Marguerite et Heaven Children, gérés par la Vedic Social Organisation. Selon le ministère de l’Égalité des genres, une copie de ce rapport sera soumise au président de la République par intérim, Barlen Vyapoory.

Les officiers du poste de police de Rose-Hill, qui avaient initié une enquête sur cette affaire, auraient commencé à interroger les ex-pensionnaires, à tour de rôle, en présence des membres de la CDU.

Les 40 résidents de ces deux shelters avaient, pour rappel, été évacués des centres dans la nuit du 11 juillet sur l’ordre du ministère de l’Égalité des genres. Plusieurs plaintes avaient été formulées à l’encontre de ces abris.