Publicité

Allégations d’attouchements : Frédéric Pavaday libéré sous caution

Par Defimedia.info
Publié le: 28 avril 2026 à 16:44

L'ancien enseignant de musique à la Loreto Junior School de Curepipe a versé une caution de 70 000 roupies et signé une reconnaissance de dette de 300 000 roupies au tribunal de Curepipe ce mardi. Frédéric Pavaday a été libéré après plus de deux mois de détention.

Des conditions strictes lui ont été imposées : il doit se présenter au poste de police entre 6h et 18h, informer les autorités de ses déplacements, et il lui est formellement interdit de contacter les victimes présumées ou les témoins, directement ou indirectement. Sur l'état de l'enquête, le Detective Inspector Ramburn, entendu à la barre, a indiqué que l'affaire n'est plus à un stade préliminaire.

Plusieurs dépositions ont déjà été recueillies, dont celles des victimes présumées. Un Judge's Order a également été obtenu pour accéder aux relevés de communications de l'accusé auprès des opérateurs téléphoniques. Des exercices de reconstitution ont aussi été menés, même si certains aspects restent à compléter. La représentante du bureau du Directeur des poursuites publiques, Me Nadjiyya Dauhoo, ne s'est pas opposée à la remise en liberté, sous réserve de ces conditions.

Frédéric Pavaday a retenu les services de Mes Sacheen Boodhoo et Sanjeev Teeluckdharry. Il conteste les allégations portées contre lui. Il reconnaît avoir été en contact avec l'une des victimes présumées, mais nie toute relation sexuelle avec une mineure.

L'habitant de Riche-Terre fait désormais l'objet de trois dépositions distinctes, toutes émanant d'anciennes élèves de la Loreto Junior School de Curepipe. La première plainte remonte à février 2026 : l'enseignant est arrêté le 23 février après des accusations d'attouchements et de propos déplacés sur une élève qui avait 12 ans au moment des faits. En mars, une deuxième « victime » se manifeste et dénonce des faits de « child grooming ». Elle dit qu’elle avait 6 ans lorsque l'enseignant aurait instauré un climat de confiance par des propos valorisants avant de passer aux attouchements en salle de musique. Plus récemment, une jeune femme a formellement identifié l'homme de 50 ans comme son agresseur pour des faits d'attouchements sexuels et l'envoi de messages indécents, survenus alors qu'elle était âgée de 9 et 10 ans - soit il y a environ 18 ans.

Image
28.04.26
Quelle est votre réaction ?
0
0
Publicité
À LA UNE