Xplik ou K

Allégations d’agression sur un invalide : la lenteur de l’enquête policière déplorée

Vinay Vinay, amputé, a porté plainte contre ses neveux.

Vinay, un handicapé de 43 ans, est révolté. Selon ses dires, il aurait été agressé par ses neveux à son domicile. Cependant, il dit craindre pour sa sécurité et fustige la lenteur de l’enquête policière.

C’est une petite célébration familiale qui a tourné au vinaigre. Dans une plainte, consignée au poste de police de Grand-Port le samedi 14 juillet, Vinay, habitant de La Flora, allègue avoir été tabassé par ses deux neveux après une dispute familiale. Les faits se seraient déroulés au domicile du quadragénaire, qui habite avec sa mère. Ce vendredi 13 juillet, la famille était réunie pour célébrer l’arrivée d’un nouveau-né.

Notre interlocuteur a été victime d’un accident de moto en 2008. Suite à cet accident, il a perdu l’usage de sa jambe droite. Après cette amputation, explique-t-il, il souffre de douleurs atroces et doit prendre des antidouleurs le soir pour dormir : « Je n’ai rien contre mes proches qui sont venus faire la fête à la maison. Je leur avais dit que je devais me coucher tôt. »

La fête dure, à un certain moment, il est allé leur demander de faire moins de bruit. C’est alors que les choses ont dégénéré. « Zot inn ankoler et zot inn tap mwa. Mo ti lor mo bequilles, monn tombe », nous affirme-t-il.

Faute de moyen de transport, ce n’est que le lendemain, samedi, que Vinay s’est rendu au poste de police de la localité pour consigner une plainte. Puis, il s’est rendu à l’hôpital pour recevoir des soins. « Je m’en suis sorti avec une ecchymose au visage et aux yeux et une côte fracturée. » Vinay lance un appel au Commissaire de police pour que des actions soient prises, car, dit-il, la police tarde à agir dans cette affaire.

Du côté de la force policière, on nous informe « qu’une enquête est en cours. »

Deux gifles

Les neveux de la présumée victime balayent ces allégations d’un revers de main. L’un d’eux confie avoir voulu défendre sa mère. «Ma mère a emmené mon neveu nouveau-né chez son frère Vinay. Une dispute a éclaté entre eux concernant les traitements à apporter au nouveau-né. Pour calmer mon oncle, ma mère lui a asséné deux gifles. Mon oncle, furieux, l’a plaquée contre une armoire et lui tirait les cheveux, c’est alors que je suis intervenu pour la défendre. Elle a aussi porté plainte au poste de police de la région. »