Allégations d’agression et de maltraitance à la Twaha Academy : un des adolescents examiné par un médecin de la police
Par
Le Défi Quotidien
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La police est en présence de quatre dépositions pour des faits d’agression allégués déposées à l’encontre du Mufti Azhar Peerbocus. Ce dernier ayant déjà quitté le pays pour l’Afrique du Sud, la Brigade pour la protection de la famille de l’Eastern Division a enregistré à ce jour quatre plaintes émanant d’enfants qui fréquentaient la Twaha Academy Boarding School, à Pont-Lardier, Bel-Air/Rivière-Sèche.
Mercredi 8 avril, l’un de ces adolescents a été examiné par un médecin légiste de la police. Ce dernier devra soumettre son rapport aux enquêteurs chargés de l’affaire. Selon nos renseignements, à ce stade, aucun des quatre enfants n’a fait état d’actes indécents ou d’agressions sexuelles à l’encontre du Mufti Azhar Peerbocus, qui occupait le poste d’Acting Principal de la Twaha Academy.
Parmi ces quatre adolescents, deux d’entre eux ont accusé le Mufti Azhar Peerbocus de leur avoir remis des cigarettes. Après les avoir fumées, ces adolescents auraient ensuite été victimes de malaises. Cette affaire, suivie de près par le quartier général de la police, fera aussi l’objet d’une Parliamentary Question (PQ) lors de la séance du mardi 14 avril.
Le Mufti Azhar Peerbocus, originaire de Plaine-Verte, a été mis en cause le 2 avril par deux enfants l’accusant de maltraitance et d’agressions dans des plaintes déposées au poste de police de Bel-Air. La veille, le 1er avril, le suspect Azhar Peerbocus avait déjà pris la fuite. Il s’est embarqué à bord du vol SA 191 à destination de Johannesburg, en Afrique du Sud. Avec l’éclatement de cette affaire, une bande sonore présentée comme accablante, portant sur des échanges entre le Mufti Azhar Peerbocus et un élève, est en circulation. Une voix attribuée au religieux y évoque une promesse de Rs 1 000 à un élève en vue d’acheter son silence et de dissimuler certains faits : « Si dimande si lot zanfan dormi dan mo lasam, dir non, mem si to gagn bate ek banla met presion lor twa, to dir non ». En échange, une somme de Rs 1 000 aurait été promise à cet enfant.