Faits Divers

Allégation de Négligence médicale : elle réclame des dommages de Rs 10 M pour une lame de couteau dans le thorax 

Une lame de couteau est nichée dans sa cage thoracique depuis 2017.

Gianee Ramlogun, 40 ans, se bat pour retrouver la guérison, depuis son agression à l’arme blanche, en novembre 2017. Une lame de couteau est toujours nichée dans sa cage thoracique, bien qu’elle ait subi deux inventions chirurgicales pour l’enlever. Elle a donc porté plainte, le 28 octobre, devant la Cour suprême, pour réclamer des dommages de Rs 10 millions à l’État pour négligence médicale.

Dans sa plainte rédigée par l’avouée Roshan Rajroop, Gianee Ramlogun relate sa mésaventure. Tout commençe le 7 novembre 2017. « J’ai été agressée par un jeune homme, de 17 ans, qui avait eu des rapports sexuels avec ma fille sans son consentement. Ma fille est ensuite tombée enceinte. Mais le jeune homme a toujours eu une rancune contre nous, après que ma fille ait porté plainte contre lui au poste de police de la localité. Ensuite, ma fille s’est rétractée, après que les parents du jeune homme lui aient présenté des excuses. C’était la décision de ma fille », raconte Gianee Ramlogun au Défi Plus.

Le 7 novembre 2017, une discussion a eu lieu entre le jeune homme et sa fille. Elle est intervenue. C’est alors que le jeune homme l’a poignardée dans le dos avec un couteau. Le même jour, Gianee Ramlogun a été admise à l’hôpital Jawaharlal Nehru, à Rose-Belle. 

Après une radiographie, elle dit avoir appris que le couteau s’est brisé et que la lame s’est nichée dans sa cage thoracique. Elle a alors été hospitalisée pendant vingt jours. « En dépit que la lame se trouve dans ma cage thoracique, les préposés de l’hôpital Jawaharlal Nehru n’ont pas tenté de l’enlever », précise-t-elle dans sa plainte. Selon elle, on lui a prescrit des médicaments et on lui a demandé de faire des pansements au dispensaire de sa localité, alors que la lame est touours dans son corps.

Elle évoque que, le 27 juillet 2018, elle a été de nouveau admise à l’hôpital Jawaharlal Nehru, pour subir une intervention chirurgicale. Mais celle-ci s’est révélée infructueuse. Car les préposés de cet hôpital lui ont informé que la lame n’avait pas pu être enlevée. On lui a demandé de regagner son domicile et on lui a donné un rendez-vous. Le lendemain, Gianee Ramlogun dit qu’elle souffrait énormément. C’est alors que les préposés de cet hôpital lui ont dit que la lame ne lui causera aucun souci et qu’il se peut que ce soit quelque chose d’autre qui est la cause de ses douleurs.

Par la suite, le 3 décembre 2018, elle a subi une deuxième intervention chirurgicale à l’hôpital Jeetoo, à Port-Louis. Le médecin lui a fait part que l'opération sera un succès. Or, c’était le contraire, car la lame n’a pu être enlevée de son corps. Et on lui a demandé de suivre son traitement à l’hôpital Jawarharlal Nehru. Mais, depuis juillet 2019 à ce jour, elle n’a jamais obtenu de rendez-vous. 

De plus, elle soutient qu’elle souffre énormément et fait de temps en temps de la fièvre. « J’en ai marre de prendre des médicaments pour calmer mes douleurs. Depuis cette agression, je ne peux travailler. J’ai trois enfants, âgés de 18 ans, 7 ans et 2 ans respectivement et un petit-fils de trois ans sous ma responsabilité. Mon époux et moi vivons en séparation. J’ai demandé à mon époux de me donner une pension alimentaire. Mais ma demande n’a pas abouti, car il dit qu'il ne travaille pas. Je perçois une pension médicale de Rs 2 700 », souligne-t-elle. Celle-ci avance aussi qu’elle a du mal à faire des efforts en raison de sa santé précaire. 

Selon elle, les préposés du ministère de la Santé ont commis une « faute lourde », car la lame est toujours nichée dans sa cage thoracique.

Elle affirme n’avoir pas reçu les soins adéquats. Ainsi, pour les préjudices subis, elle réclame à l’État des dommages de Rs 10 millions. Une audience dans ce procès est prévue le 21 novembre, devant la Cour suprême.

«  Mon but est de retrouver la santé et de pouvoir travailler pour subvenir aux besoins de ma famille », souligne Gianee Ramlogun, ancienne vigile au Défi Plus. 

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