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Allégation de harcèlement : une élève contrainte de changer d’établissement

Fille triste Faiza ne veut plus aller à l’école.

À seulement quelques jours des examens, une élève est contrainte de changer d’école. Selon son père, Saleem, elle subit de mauvais traitements de l’institutrice de sa classe. Les parents avaient rapporté le cas au ministère de l’Éducation. La fille aurait été agressée par le fils de l’enseignante qui se trouve dans la même classe.

C’est un père, contenant mal ses émotions et d’une voix cassée, qui a raconté le sort que subit sa fille Faiza (prénom modifié). Le fils de son institutrice avait pris l’habitude de lui donner des coups, sans grande conséquence physique au début. Mais ensuite, les choses se sont aggravées. Ainsi, en mars, Faiza a été touchée au coccyx. Saleem, qui habite Plaine-Magnien, a dû faire examiner sa fille à l’hôpital.  

« Le lendemain, mon épouse s’est rendue à l’école pour parler à la responsable de la classe. Cette dernière n’a voulu rien entendre », relate le père. « Gete ki ou pou fer », aurait dit l’enseignante. Le cas a alors été rapporté au directeur de l’école et aussi au niveau de la zone. L’institutrice a été convoquée pour être entendue et elle n’était pas contente.

Les représailles ne se sont pas fait attendre. Lorsque la fille est retournée à l’école, elle aurait été « harcelée » de plus belle.

« Une enfant sait lorsqu’elle est ignorée. C’est ce qui s’est passé pour ma fille. Et les autres camarades de classe ont cessé de lui adresser la parole », déplore son père.

À l’école, elle était isolée dans un coin et a fini par craquer. Elle a été tellement dégoutée qu’elle ne voulait plus aller à l’école. Ses parents étaient désemparés.

« J’ai demandé à ce qu’elle change de classe », a ajouté son père sur les ondes. Le directeur de l’école a dit que c’était impossible. C’est alors qu’il a pensé à son transfert dans une autre institution et cela bien que l’on soit à quelques jours des examens.  

C’est ce qui a été discuté et qui a finalement été accepté avec l’aide de M. Cassim, un responsable de la zone. Cependant, les parents sont inquiets pour leur fille, car ce changement d’environnement scolaire risque de nuire à l’enfant qui doit prendre part aux examens.

Deenesh Seeharry du ministère a écouté le cas. Il a dit que la priorité de l’heure est le sort de l’enfant. Le ministère peut procurer l’encadrement nécessaire pour un accompagnement de l’élève par un psychologue. Une enquête sur les allégations d’intimidation sera aussi ouverte, a-t-il dit.

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