Allégation de blanchiment : Gino Meetun, le ‘boss’ de Cité Richelieu coffré par la FCC
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Le Défi Quotidien
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La Financial Crimes Commission (FCC) cherche à remonter la filière d’un réseau présumé impliqué dans un délit de blanchiment d’argent à Cité Richelieu. Lors des perquisitions au domicile de Gino Meetun et de Jean Cliff Ravina, les enquêteurs ont saisi plusieurs véhicules — dont un camion, une motocyclette BMW et un SUV Audi — ainsi qu’une somme de Rs 1 million en liquide. Les véhicules, évalués à plusieurs millions, ont été transportés et sécurisés au Réduit Triangle depuis jeudi matin. Les deux suspects font l’objet d’une enquête pour des délits présumés de blanchiment d’argent liés à des activités illicites.
C’est tôt jeudi matin que la FCC a mobilisé les commandos du Groupement de la Police mauricienne (GIPM), de la Special Supporting Unit (SSU) et du commando de la marine (MARCOSS). Après avoir recoupé des informations sur des activités illicites susceptibles de constituer un blanchiment d’argent, la Commission a intensifié ses vérifications ciblant Gino Meetun et Jean Cliff Ravina.
À l’arrivée des enquêteurs au domicile de Gino Meetun, deux véhicules ont été retrouvés sur place. La maison imposante du suspect a immédiatement attiré l’attention des limiers, et sa valeur sera établie ultérieurement par la FCC.
Gino Meetun, déjà connu de la brigade antidrogue pour des délits liés à la drogue et un trafic d’héroïne, est sous le coup d’une enquête approfondie. Jean Cliff Ravina est également fiché à la brigade antidrogue. La FCC n’exclut pas la possibilité de saisir la maison luxueuse, équipée d’une piscine et meublée de façon somptueuse.
Dans le cadre de la même enquête, en début de soirée, après le début de l’interrogatoire des deux suspects, la FCC s’est rendue dans un bungalow situé à Flic-en-Flac. Les lieux étaient verrouillés et inaccessibles dans un premier temps.
Gino Meetun a été conduit sur place pour faciliter la fouille. Cependant, la porte principale n’a pu être ouverte, faute de clé.
À un moment, les enquêteurs ont envisagé de forcer les serrures pour accéder à l’intérieur. De forts soupçons laissent croire que des pièces à conviction ou des éléments accablants pourraient s’y trouver.